Manitas, 1ère partie reliure

Manitas, 1ère partie

Initiateur de projet: Poivre & Sel - Dessin: colline - Scénario: Fred LeBerre
  • Projet libre
  • Manitas, 1ère partie

    Yuri Cienfuegos est cubain, Ernesto Chagra est colombien. Ces deux jeunes adolescents vont enfiler leurs gants pour la première fois. L'un dans l'ombre du communisme tout puissant ; l'autre à travers la montée en puissance des cartels de la drogue. Ils vont enfiler leurs gants pour la première fois et plus rien ne les arrêtera! Même si la route est longue et tortueuse ; longue et jalonnée d'épreuves.

    project board
  • couverture

    couverture : la couverture finale planche c 1 : planche 1 couleur
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    planche 2 : planche 2 noir & blanc planche 3 : planche 3 noir & blanc
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    planche 4 : planche 4 noir & blanc planche 5 : planche 5 noir & blanc
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    planche 6 : planche 6 noir & blanc les éditions poivre & sel : éditeur iniateur du projet

RÉSUMÉ

Dans l’Amérique latine des années 1970, deux jeunes garçons, l’un à Cuba l’autre en Colombie, se découvrent une passion absolue pour la boxe, le noble art avec son lot de gestes parfaits et d’instants magiques, mais aussi de violence et de douleur. Pareillement habités par le désir intense de s’affirmer dans ce sport qui les a choisis, ils vont tout mettre en œuvre et tout sacrifier pour donner corps à la vie à dont ils rêvent. Seulement, suffit-il de prendre en main son destin pour échapper au sort et à la fatalité ?
Dans cette fresque où les petites histoires se mêlent à la grande, une seule certitude : c’est toujours le plus fort qui gagne à la fin. Mais quel est son visage ?

Aventure épique et palpitante, tantôt comique et tantôt tragique, brossée sur un fond de réalité géopolitique, Manitas nous emmène sur les traces de deux jeunes garçons animés du même désir de devenir le plus grand champion de boxe de sa catégorie. On vit et souffre avec eux, on partage leurs espoirs et on s’attache à ces gamins déterminés chez qui la fêlure n’est pourtant jamais loin.

Cycle : Manitas | Tome : 1/2 | Format : Histoire longue | Nombre de planches : 80 | Public : Adolescents / Adultes

  • Drame

Avis de l'éditeur

Nous sommes ravis de vous permettre de donner un coup de pouce à cette maison d'édition jeune et dynamique qui a permis à de nouveaux talents d'être enfin édités. De l'humour, de l'aventure, du fantastique, des styles modernes, de vraies personnalités graphiques... Les éditions Poivre & Sel ont déjà un joli catalogue diversifié et qualitatif. Notre partenariat porte sur plusieurs albums que vous aurez le plaisir de découvrir dans les mois qui viennent.

Budget

1/ Frais de création : 3500 euros
2/ Frais d’impression et de transport : 4000 euros
3/ Frais de gestion et commission Poivre & Sel : 1500 euros
4/ Frais de contrepartie édinautes : 2500 euros
5/ Frais plate-forme sandawé : 1500 euros

Total : 13000 euros

Il s'agit d'un soutien partiel au financement d'un album qui paraîtra en janvier 2014.

DESCRIPTION


Vu du riche Occident, les années 1970 sont synonymes d’opulence, de liberté et d’insouciance. Les trente glorieuses battent leur plein, les mouvements estudiantins de la fin de la décennie précédente ont fait souffler un vent frais sur les mœurs un rien sclérosés de nos sociétés, le rock’n’roll ouvrent nos horizons et le bouillonnement créatif dans tous les arts laissent espérer que le vieux monde est définitivement distancé, loin derrière nous, et que plus rien ne sera jamais comme avant.

Alors oui, bien sûr, il y a le choc pétrolier, une guerre au Vietnam, une autre qu’on dit froide et pléthore de conflits larvés et autres bastons souterraines et rampantes. Mais bon, ce ne sont que les inévitables soubresauts de la naissance du monde nouveau. Rien n’arrêtera le progrès. La preuve — l’hédonisme disco est sur le point de déferler sur les dance-floors dans un déluge de rythmes, de paillettes et de joie de vivre. Elle n'est pas belle la vie ? Hmm...

Vu d’ailleurs, la donne n’est pas si simple — et la vie pas toujours si facile. À peine parvenus à l’indépendance, les anciens pays colonisés d’Afrique et d’Asie apprennent à marche forcée à composer avec la realpolitik. Quant à l’Amérique latine, entre dictadura
et dictablanda, comme disait Augusto P., elle est l’arrière-cour des Etats-Unis, le terrain d’expérimentation plus ou moins avoué de l’École de Chicago pour l’économie et de la CIA pour la politique. Bref, une vaste cour de recré où des galonnés œuvrent à l’avènement d’un nouveau genre d’humanisme, au fer à souder et à la barre à mine.

C’est dans ce contexte que deux gamins, l’un en Colombie, l’autre à Cuba vont se découvrir une vocation pour la boxe. Les chemins qui conduisent chacun d’eux au noble art sont tortueux et propres au cadre spécifique dans lequel ils grandissent. Pour l’un, c’est le goût du
risque et de l’affrontement, pour l’autre la dimension sportive et la découverte fascinante de l’art de l’esquive, de l’anticipation et de la
stratégie. Deux écoles, deux pratiques, deux destins, un même vecteur.

Pourquoi la boxe et pas le football, sur un continent qui vénère le ballon rond ? Parce que dans cette confrontation avec un autre, le boxeur se met à nu, avec ses forces et ses faiblesses. Il ne peut pas tricher. Il se bat contre un autre, mais aussi avec lui-même. Par cette exigence de vérité, la boxe peut être un révélateur, l’outil grâce auquel ces deux gamins entendent se forger leur propre destin.

En une fresque au long cours, intense et tendre, c’est tout cela que se propose de raconter Manitas. Tous les aspects de ce sport qui peut tour à tour avoir l’élégance d’une escrime des poings pratiqués par des gentlemen, l’impitoyable efficacité d’une arme dont la seule finalité est de détruire, l’exigence d’une ascèse faite de rites, de répétitions, d’abnégation et de transcendance, et le caractère ignoble d’un spectacle dégradant qui flatte les pires instinct chez eux qui s’en repaissent. Au fil de l’existence des deux protagonistes — Ernesto Chagra dans sa Colombie, l’unique pays latino-américain à n’avoir jamais été une dictature militaire mais qui est en butte à une oppression des cartels tout aussi féroce et implacable, et Yuri Cienfuegos à Cuba, l’île où la boxe est le sport roi, le boxeur un héros, mais où le poids des antagonismes et des ambitions politiques n’a que faire des aspirations d’un individu — on découvre comment l’histoire, la grande, retentit sur les multiples petits fils dont sont tissées nos vies.

On croit tout connaître de ce sport dont on est saturé d’images. Manitas nous le fait découvrir autrement.


Comment ça marche

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