Pourquoi devenir édinaute?

Par passion, par intérêt pour la bande dessinée, pour aider un auteur à se lancer, pour soutenir un projet auquel vous croyez, pour partager la même passion avec d’autres personnes et, éventuellement, avoir un retour sur investissement si l’album se vend bien. Il y a aussi des raisons bien pratiques : vous pourrez participer à une aventure éditoriale, suivre la création d'un album de bande dessinée, vous aurez votre nom imprimé dans la première édition du livre, et vous vous partagerez les bénéfices éventuels des livres dans lesquels vous avez investi, durant cinq ans, au prorata de vos investissements.

Comment m'inscrire ?

En cliquant sur le bouton "S'inscrire" sur la homepage ou en cliquant sur le lien "S'identifier". Votre inscription ne sera validée que lorsque vous aurez complété votre profil avec vos données personnelles. Vérifiez-les bien, car si elles ne sont pas correctes, vous ne pourrez recevoir les albums, lots des concours, etc. 

Puis-je m'inscrire sans financer un projet?

Tout à fait. Votre inscription ne vous engage qu'au respect des conditions générales du site et aux règles applicables dans les blogs et les forums.

Mes coordonnées personnelles sont-elles protégées?

Oui. Seuls votre pseudo et votre texte de présentation seront visibles par les autres membres.  En outre, le traitement de vos données personnelles a fait l’objet d’une déclaration auprès de la Commission de la Protection de la Vie Privée (CPVP) belge.

Comment accéder à mon profil et le modifier?

Vous pouvez accéder à tout moment à vos coordonnées personnelles et les modifier en vous identifiant et en cliquant sur votre pseudo dans la zone d'identification en haut de l'écran. Attention! Elles nous servent à communiquer avec vous et à vous envoyer vos livres ou lots éventuels (concours), donc vérifiez-les bien et, si vous déménagez, n'oubliez pas de les changer.

Qu'est-ce qu'on « gagne »?

Votre nom sera imprimé dans la première édition du livre. Vous en recevrez un exemplaire afin de pouvoir en faire la promotion autour de vous. Vous aurez surtout, le privilège d'aider la création d'une œuvre de bande dessinée et d'en suivre les étapes dans des espaces "V.I.P." réservés uniquement aux édinautes du projet. Vous recevrez en outre un certain nombre de goodies, proportionnellement à votre investissement. Enfin, durant une période de 5 ans, vous vous partagerez 60% des bénéfices sur les ventes au prorata de votre part jusqu'au moment où vous aurez récupéré votre investissement, et 40% ensuite. Voir par ailleurs la question "Suis-je certain de gagner de l'argent sur Sandawe".

Qu'est-ce que l'espace "V.I.P."?

C'est un espace dans le blog de chaque projet, qui n'est lisible que par ses seuls édinautes. Les auteurs y postent des dessins de travail, éventuellement l'une ou l'autre planche, pour montrer l'évolution de la création. Ces messages s'affichent automatiquement pour les édinautes du projet et se distinguent des autres par une pastille "VIP".

Ai-je un droit de regard sur l'album?

Non. L'auteur est le seul maître de son œuvre. Par contre, il peut demander l'avis de ses édinautes pour certains choix.

Que fait Sandawe avec l'argent investi sur les projets en cours de financement?

Le montant des investissements sur les projets en cours de financement est versé sur le compte de l’Association Sans But Lucratif (ASBL) « Portefeuille Edinautes » qui a pour seul et unique objet de « loger » votre dépôt, de manière totalement indépendante de la société Sandawe sprl. Pour être très clair et concret sur ce point : Sandawe sprl ne pourra effectuer que deux opérations à partir de ce compte: (i) verser la totalité du montant du budget d’un album quand il est financé à 100% sur un compte spécifiquement créé pour cet album et (ii) effectuer un remboursement demandé par un édinaute sur des projets qui ne sont pas encore financés à 75% (au-delà de ce palier, l’album sera d’office édité et l’argent est donc bloqué pour la production de l’album). Aucune autre opération ne sera/ne pourra être effectuée à partir de ce compte. Aucune. Par ailleurs, comme expliqué, il vous est loisible, à tout moment, de demander à être remboursé des montants investis dans les albums, tant que ces albums n’ont pas atteint 75% du financement prévu. Enfin, si Sandawe sprl devait faire faillite, les montants investis sur les projets en cours de financement et logés sur ce compte «Portefeuille Edinautes » pourront être intégralement reversés aux édinautes.

Comment acheter des parts non assignées à un projet?

Vous pouvez en acheter à partir de votre espace personnel, dans l’onglet « Vos crédits » en cliquant sur le bouton « Acheter du crédit ».

Que comprend le budget ou l'objectif de chaque projet?

Le budget nécessaire à la réalisation du projet d’album (ou coûts de production) varie évidemment selon les spécificités d’un album. Généralement, la répartition d’un budget type est la suivante :

  • FRAIS DE CREATION (en moyenne de 25 à 35%). Cela concerne concrètement : très principalement l’avance pour le dessinateur et pour le scénariste mais aussi les frais de Direction artistique pour la maquette, la mise en page de l'album et du livre-bonus éventuel. A noter que si les auteurs décident de ne pas demander d'avance sur droits, le budget total pour le projet est évidemment plus petit.
  • FRAIS D’IMPRESSION ET DE TRANSPORT DES LIVRES (en moyenne de 18 à 30%): Ce poste, comme son nom l’indique, concerne l’impression et le transport des albums (par Mondial Relay en Belgique et en France. Pour les personnes qui ne souhaitent pas ce système, ainsi que pour les personnes en dehors de ces pays, des suppléments pour frais de port pourront être demandés). Bien qu’il soit toujours difficile de prévoir un tirage, celui-ci est déterminé en concertation entre les commerciaux qui diffusent l’album et l’éditeur. A ce jour, le tirage chez Sandawe varie entre 3.000 et 10.000 exemplaires. En fonction du format du livre, du papier choisi, du nombre de pages, du fait qu'il soit en couleurs ou en noir et blanc, le prix de fabrication sera différent.
  • FRAIS DE PROMOTION (COMMUNICATON & MARKETING) (en moyenne de 15 à 20%) : Ce poste concerne toutes les actions qui sont mises en place afin de faire la promotion d’un album et assurer sa visibilité. Concrètement, cela comprend généralement : la réalisation et la diffusion d’une bande-annonce, l’impression et l’empaquetage de flyers et d’affiches, les frais de prospection commerciale, les publicités ciblées vers les médias "papier" ou sur le web, l’organisation d’expositions, de vernissages, de séances des dédicaces, les frais de marketing éventuels des auteurs pour l’organisation de concours, les prix des concours, les campagnes publicitaires sur Google, l’organisation d’une conférence de presse et l'envoi de communiqués de presse, etc…Notons par ailleurs qu'il y a un ensemble d'actions qui ne sont pas comptabilisées ici car gratuites par définition (ex.: échange de visibilité dans le cadre d'un partenariat gratuit, tournée des librairies pour dédicacer un album, ...).
  • FRAIS DE CONTREPARTIE DES EDINAUTES (en moyenne entre 8 et 15%). Cela concerne la réalisation de toutes les contreparties prévues selon les différents paliers de la grille de bonus (édition "collector", ex-libris, clé USB, tirage sur toile, etc.) et les frais de ports.
  • FRAIS DE GESTION ET COMMISSION SANDAWE (en moyenne entre 8 et 12%). Cela concerne tout le travail d’éditeur de Sandawe pour chaque album. On notera entre autres les éléments suivants : la sélection et les conseils éditoriaux au démarrage et tout au long de la production du projet, l’aide à l’animation et tous les autres frais généraux. La partie budgétaire qui couvre les frais de gestion et la commission Sandawe est le seul revenu que Sandawe perçoit avec les 40% des bénéfices sur les ventes des albums (les autres 60% étant reversés à titre de dividendes aux édinautes).
  • MARGE DE SECURITE (en moyenne 5%). Cela concerne tous les imprévus et les dépassements de budget à prévoir raisonnablement et consacrés à 100% à l’album (ex : mise en place d’un album (MEP) plus importante, actions marketing non-prévues basées sur une opportunité du marché, etc…)
Pourquoi les objectifs des projets sont-ils différents?

Parce qu'il n'y a pas de projet "standard", chaque projet est traité de manière unique. En fonction du format du livre, du papier choisi, du nombre de pages, du fait qu'il soit en couleurs ou en noir et blanc, le prix de fabrication sera différent. Dans certains cas, les auteurs ont déjà publié ailleurs un certain nombre de planches (voire la totalité dans le cas d'œuvres publiées dans la presse et qui n'ont jamais vu le jour en album, ou d'albums édités une première fois et que nous rééditons), et doivent donc en produire moins, ce qui permet de réduire l'à-valoir (ou avance sur droits), et donc le budget nécessaire pour réaliser le livre.

Pourquoi vous ne publiez pas le détail précis des budgets ?

Comme expliqué ci-dessus dans la description d’un budget type, plusieurs postes ne sont pas calculables au démarrage d’un projet et leurs coûts exacts sont déterminés pendant la production du projet. La réalisation d’un budget est un processus itératif. De plus, les conditions négociées avec les auteurs sont confidentielles. Par ailleurs, les lois anti-concurrentielles nous interdisent de rendre public le détail de nos contrats avec nos partenaires (fabrication, impression, distribution). Enfin, Sandawe étant une société commerciale, nous ne souhaitons pas divulguer en détail notre fonctionnement à la concurrence pour des raisons évidentes. Cela étant, les montants exacts des 6 grands postes d'un budget album sont mis en ligne (voir rubrique "Bufget", en dessous de la description des projets).

Pourquoi me compte-t-on des frais lors des transactions?

Parce que tout l'argent que vous investissez doit servir au financement des projets. Or, les services de paiement en ligne comptent des frais pour chaque opération. C'est pourquoi nous vous offrons la possibilité d'optimiser vos achats de crédit en pré-achetant une réserve en une fois.  Les frais sont différents d'un système de paiement à un autre, vous avez donc la possibilité de choisir le moins coûteux.

A partir de 150 €, vous pouvez économiser ces frais en payant par virement bancaire grâce à la procédure "zéro frais".

Comment éviter de payer des frais de transaction ?

Pour un investissement supérieur à 150€ (cent cinquante euros), les Edinautes pourront effectuer le paiement dû par virement bancaire sur le compte « Portefeuille édinautes asbl », après avoir préalablement envoyé un mail à zerofrais@sandawe.com. Dès que l’argent est sur le compte mentionné, nous créditons votre compte des montants payés en parts libres.

Concrètement donc:

1/ Verser le montant souhaité (par multiple de 10) sur le compte "Portefeuille édinautes asbl" suivant :

IBAN: BE24 0016 0009 6438

BIC: GEBABEBB

2/ Avertir Sandawe du versement de ce montant par mail à l'adresse zerofrais@sandawe.com;

3/ Dès que le montant est sur le compte, Sandawe crédite le compte de l'édinaute en parts libres.


Comment suivre mes opérations financières sur le site?

En cliquant sur votre pseudo (en haut à droite), vous accédez à toutes vos informations personnelles Sandawe, réparties en 3 onglets : « Vos infos » (= vos données personnelles), « Vos crédits » (= votre situation financière et vos investissements dans les projets) et « Vos transactions » (= l’historique de toutes les transactions liées à votre compte).

Puis-je modifier mon investissement sur un projet?

Oui. Tant que le projet n'a pas atteint l’objectif de 75% de financement, vous pouvez (i) augmenter votre investissement, (ii) déplacer votre investissement sur un autre projet, ou (iii) vous faire rembourser. Par contre, s'il a atteint 75% de son financement, il sera bloqué et vous ne pourrez plus, ni le déplacer, ni vous faire rembourser. Par contre, vous pourrez toujours augmenter votre participation jusqu'à ce que le projet atteigne 100%.  En outre, ,toute somme ayant servi à gagner un lot lors d'un concours ou d'une animation sera maintenue sur le projet jusqu'à son financement. Il est également possible que, dans le cas de concours permettant de gagner des lots importants, les sommes misées durant l'opération soient bloquées de la même manière. Cela sera toujours mentionné lors du concours.

Comment miser sur un projet?

Sur les pages de présentation de chaque projet, vous pouvez investir dans celui-ci (i) en indiquant le montant de l’investissement souhaité, (ii) en cliquant ensuite sur "Investir" puis (iii) en validant votre panier. Attention! Une fois que l’objectif aura été atteint, il ne sera plus possible d'investir, donc ne traînez pas!

Puis-je miser ce que je veux?

Vous devez miser par montants de 10€, avec un minimum de 10€. Vous pouvez investir dans autant de projets que vous le souhaitez.

Comment me faire rembourser mon argent ?

En allant sur votre profil (cliquez sur votre pseudo en haut à droite après vous être connecté), cliquez sur l’onglet « Vos crédits ». En cliquant sur l’icône à gauche de « Parts non attribuées remboursables », vous pouvez demander le remboursement de ces parts. Le remboursement sera effectué endéans les 7 jours. A contrario, les « Parts non attribuées non remboursables » ne peuvent pas faire l’objet d’un remboursement. En général, ces parts non remboursables concernent des montants gagnés lors d’un concours. Notez enfin que les remboursements se font à partir de 10€ et uniquement pour les projets qui n'ont pas encore atteint 75% de leur financement.

Comment puis-je investir dans un album qui a déjà atteint son objectif?

Ce n'est pas possible. Lorsque la jauge est à 100%, l'argent récolté est consacré à la réalisation de l'album. Il est trop tard pour investir. Ne tardez donc pas à investir dans les projets qui vous intéressent.

Que se passe-t-il si un projet n'atteint pas son financement?

La limite de temps pour atteindre le financement est fixée au moment de la mise en ligne du projet. S'il n'a pas été atteint à la fin de celui-ci, le délai peut être allongé, dans certaines conditions. Au cas où, malgré tout, l'album n'aurait pas réussi à être financé, les édinautes récupérèrent évidemment les sommes investies. L’argent investi sera retourné dans l’onglet « Vos Crédits » sous le libellé « Parts not attribuées remboursables » et vous pourrez soit en demander le remboursement, soit le réinvestir sur d’autres projets. 

Comment faire la promotion d'un projet ou d'un album?

Vous pouvez inviter vos amis à consulter le projet, publier le lien sur votre mur Facebook, dans les forums et les blogs auxquels vous participez. Et faire de même avec les bandeaux et boutons publicitaires que nous réalisons. Lors de la sortie de l'album, du matériel de promotion est envoyé à ses édinautes. Vous recevrez également un exemplaire pour pouvoir le montrer à vos amis et à vos connaissances afin qu'il soit vu par un maximum de lecteurs potentiels.

Une fois l’objectif atteint, serai-je tenu au courant de l'évolution des choses?

Oui. Tous les édinautes seront avertis des grandes étapes de la vie de l'album pendant 5 ans: son impression, sa sortie, ses potentielles réimpressions, les résultats des ventes, l’exploitation de droits dérivés, etc.  Bien entendu, Sandawe, en tant que gestionnaire de l’exploitation du projet, informera ses édinautes deux fois par an (début août et début février) des résultats financiers et de la distribution des gains nets. 

Quand puis-je recevoir mon album ?

Qu’il s’agisse d’un album papier (pour les édinautes ayant investi plus de 10€ dans un projet) ou en version électronique, vous le recevrez juste avant ou lors de la distribution en magasin.  Le délai dépend du projet: en premier lieu du moment de l’atteinte de l’Objectif et ensuite de l’état d’avancement et de la vitesse du travail de l’auteur.  A partir de l’Objectif, nous comptons entre 6 mois et un an, mais sans garantie, car les auteurs sont maîtres de leur travail.  

Suis-je certain de gagner de l'argent sur Sandawe?

Non, absolument pas, comme pour tous les investissements de ce type. Mais ce propos est évidemment à nuancer. Sandawe est avant tout une expérience originale au plus près du métier d’éditeur. Vous vivez une expérience unique en étant proche des auteurs des albums financés et en étant en contact régulier avec eux via les posts VIP de chaque album (qui s'affichent automatiquement pour ses édinautes lorsqu'ils se sont identifiés sur le site). Dans tous les cas, à partir de 10€, vous recevez un exemplaire numérique de l’album. Les valeurs des seuils, ensuite, peuvent varier en fonction de l'album. Au seuil suivant (en général à partir de 20€), vous recevez un exemplaire de l'édition papier, avec le nom de tous les édinautes qui ont participé au financement. Aux seuils ultérieurs, vous recevez un certain nombre de goodies selon votre investissement dans l’album (ex. : albums signés, édition spéciale, ex-libris signés, tirage sur toile..). Cette grille de bonus est affichée sur la page de chaque projet. En sus de tout cela, vous toucherez 60% des gains nets suite aux ventes papier et numériques (jusqu’à récupération de votre investissement – après, le pourcentage s’élève à 40% - et durant 5 ans). Notons par ailleurs que le marché des ventes numériques n’en est qu’à ses balbutiements aujourd’hui et que cela ne peut qu’aller croissant. 

De manière générale, bien entendu, nous espérons tous que les ventes fortes génèreront un bénéfice monétaire pour les édinautes, mais l’aventure éditoriale ne donne à ce sujet aucune garantie, et certainement pas au vu des spécificités du secteur de l’édition: le secteur est toujours en croissance…tout comme le nombre de titres édités chaque année (plus de 5.500 en 2012 !) ; les conséquences évidentes sont que (i) il est très difficile d’avoir une visibilité chez les libraires (qui, rapidement, sont le plus souvent obligés de renvoyer les exemplaires non vendus afin de faire la place aux autres nouveautés !) et (ii) les revenus de cette croissance sont largement dilués parmi la pléthore de titres. Sandawe met tout en place pour que les ventes soient les meilleures (avec des équipes commerciales de diffusion et le plus grand distributeur européen, en l’occurrence Hachette) et votre participation au buzz y contribuera aussi. 

A ce jour, aussi petit soit-il dans certains cas, notons qu’un dividende a été perçu pour tous les albums. Dans tous les cas de figure, les intérêts de Sandawe et des édinautes sont convergents.


Comment est déterminé le prix de la BD?

Il est difficile de fixer le prix d’une bande dessinée avant la réalisation complète de celle-ci car cela dépend de différents facteurs (donc le nombre de pages, l’ajout d’un cahier spécial ou non, le prix "standard" au moment de la mise en vente, etc…). En outre, le prix sera décidé en concertation avec les délégués commerciaux à un moment précis, car il est déterminé aussi par les conditions du marché pour un projet spécifique.

Qu’est-ce que les gains nets d’un projet?

Il s’agit de la différence entre les revenus  de la BD (ventes de livres papier, numérique, droits dérivés, droits de traductions, etc.) et les coûts d’exploitation (l’ensemble des coûts autres que ceux compris dans le budget du projet: les droits d’auteur au-delà du minimum garanti, les coûts de distribution, la réimpression, la logistique, etc.). A noter que les revenus de la BD ne sont évidemment  pas le prix public multiplié par le nombre des exemplaires vendus : nos revenus ne sont qu’une partie du prix public, qui est composé du TVA, de la marge de la librairie, de la marge de la distribution (plus de 50% !), et finalement la marge de Sandawe. 

Comment se partagent les gains nets?

Les édinautes touchent 60% des gains nets de tous les droits liés à la BD, au prorata de leurs parts et jusqu’à récupération de leur investissement initial. Sandawe facture les 40% restants. Après cette récupération par les édinautes, les proportions s’inversent avec 40% pour les édinautes et 60% pour Sandawe. Les édinautes touchent leur pourcentage des gains nets jusqu’ à 5 années après la sortie de l’album.

Quand est-ce que les chiffres de ventes sont-ils disponibles?

Le secteur de l’édition a ses caractéristiques propres. L’une d’entre elles est que les chiffres reçus par le distributeur ne représentent pas réellement une « vente » stricto sensu mais un « non-retour », à savoir un album qui est comptabilisé en librairie (déjà vendu ou encore en stock).

Prenons un exemple : en mois plus 3 (M+3) après la publication, notre distributeur nous annonce des « ventes cumulées » de 5000 exemplaires. En M+6, il nous annonce des « ventes cumulées » de 4000 exemplaires. Cette différence entre 5000 ex. et 4000 ex. s’explique par le fait qu’entre M+3 et M+6, les librairies ont retourné 1.000 ex. de l’album concerné. Clairement, par rapport aux dividendes versés aux édinautes, il aurait été incorrect de calculer celui-ci sur base des chiffres de M+3. Par conséquent, plus on s'écarte de la date de sortie de l’album, plus on s’approche des ventes réelles sur le marché et cela nous permet de calculer plus précisément le dividende à percevoir par les édinautes. 

Aussi, afin de communiquer des données proches de la réalité et calculer un dividende éventuel, il faut toujours attendre au minimum 6 mois à date de la parution d'un album. 

Exemple: un album paraît le 1er mai 2013; En ajoutant un lapse de temps de 6 mois, l'agenda nous porte à date du 1er novembre 2013. Attendu que Sandawe communique les dividendes 2x an (début février et début août), le premier dividende éventuel pour l'album concerné ici sera calculé et communiqué le 1er février 2014.

On notera par ailleurs que si Sandawe verse un plus grand dividende que les ventes réelles, aucun retour ne sera demandé aux édinautes. Cette explication ne concerne évidemment pas la vente des albums numériques.

Comment assurer que les albums de Sandawe soient disponibles dans ma librairie?

La distribution de nos albums s’effectue par le plus grand distributeur européen et leurs diffuseurs (Dilibel en Belgique et LaDiff en France). Nous travaillons ardemment et en étroite collaboration avec eux pour assurer une très grande visibilité de nos albums sur le marché. Toutefois, l’édition de bande dessinées, comme déjà expliqué plus haut, est quelque part victime de son succès. Le nombre de titres édités chaque année est en croissance exponentielle depuis 10 ans (1500 nouveaux titres en 2002 contre... plus de 5.500 en 2012 !). Aussi, il est de plus en plus difficile d’avoir une visibilité garantie chez les libraires qui, rapidement, sont malheureusement obligés de renvoyer les exemplaires non vendus afin de faire la place aux autres nouveautés. Cette donnée du marché nous pousse à sans cesse renouveler nos efforts pour être proches des libraires et de tous les acteurs qui vendent nos albums. Inutile de rappeler que l’édinaute joue ici un rôle prépondérant pour défendre l’album qu’il a financé auprès de son libraire. Voir aussi la question « Comment faire la promotion d'un projet ou d'un album ? » 

Dois-je déclarer à l’Etat les revenus que je gagne sur Sandawe?

Non, les gains nets sont distribués déduction faite des éventuelles retenues fiscales imposées par la loi belge (uniquement sur la partie dépassant le remboursement des parts investies). Pour les édinautes résidant hors de la Belgique, cette déduction sera fonction des accords bilatéraux ou multilatéraux entre nos pays.

Quand recevrai-je mes revenus potentiels?

Les dividendes sont calculés deux fois par an (début août pour la période Janvier-Juin et début février pour la période Juillet-Décembre) et entre 6 mois après la mise en vente et 5 ans après celle-ci. Vous trouverez les sommes qui vous auront été versées dans l’onglet « Vos Crédits » sous le libellé « Parts non attribués remboursables ».

Pendant combien d'années toucherais-je des revenus?

Durant cinq années après la sortie de l'album.

Que pourrai-je faire avec mes gains?

Vous pourrez, soit les utiliser comme crédits pour miser sur d'autres projets, soit demander un remboursement.

L'enveloppe globale d'un budget album est-elle fixe?

A priori, nous essayons de maintenir fixe l'enveloppe globale d'un budget d'un album. Si elle devait changer en cours de financement avec l'accord des auteurs, tous les édinautes seraient prévenus afin de pouvoir réestimer leur investissement (accentuer ou diminuer) par rapport à cette nouvelle donnée.

A titre d'exemple, quel est le budget détaillé d'un album type?
Chaque album est une situation particulière et a donc ses spécificités propres. A titre d'exemple, voici le détail d'un BUDGET FICTIF MAIS REPRESENTATIF (car basé sur les prix actuels de différents fournisseurs) pour un album, poste par poste. Pour faciliter le calcul, tous les montants sont arrondis. Nous avons pris comme album de référence un album de 48 pages, avec cahier spécial de 8 pages, imprimé à 5.000 exemplaires, plus 500 albums collectors, et une valeur moyenne d'avance sur droits. Le budget total s'élève à 44.000€.


Le détail des six grands postes de cet album (voir aussi FAQ - "Que comprend le budget de chaque album") pourrait être le suivant:

1. Frais de création: 15.200€ (soit environ 34,5%) dont détail:
* Avance auteurs (dessinateur, scénariste et coloriste): 12.500€
* Graphisme - Maquette: 1.500€
* Graphisme - Toutes les pages intérieures (intégration et créa.): 700€
* Graphisme - Mise en page livre-bonus: 500€

2. Frais "Impression et transport des livres": 8.595€ (soit environ 19,5´%) dont détail:
* Impression album classique et collector, épreuve de contrôle, livraison, frais de déplacement pour le bon à tirer, envoi des épreuves supplémentaires, impression et pose du sticker promotionnel)

3. Frais "Promotion (communication et marketing)": 7.350€ (soit environ 16,5%) dont détail:
* Bande-annonce: 250€
* Flyers - Impression & empaquetage: 225€
* Affiches - Impression et envoi: 125€
* Presse - Conférence/événement presse, suivi des auteurs, attaché de presse FR/BE, envoi des albums,...: 2.000€
* Auteurs - Frais de déplacement/restauration/logement: 1.000€
* Présentation aux réseaux commerciaux pour diffusion dans les librairies et points de vente (Paris) + matériel de prospection: 750€
* Remboursement des frais d'auteurs pour animations et concours: 500€
* Dotation concours: 500€
* Pub presse: 0€
* Pub web: 500€
* Evènement (Expo/Vernissage/Festival): 1.500€

4. Frais "Contrepartie Edinautes" (bonus): 6.000€ (soit environ 13,5%) dont détail:
* Fabrication: 3.500€
* Packaging et envoi: 2.500€

5. Frais "Gestion et commission Sandawe": 5.000€ (soit environ 11,5%) dont détail:
* Concerne tout le travail éditorial, comptable, financier, administratif, suivi des auteurs/édinautes,...sur l'album concerné.

6. Marge de sécurité (5% du budget hors marge Sandawe): 1.855€ (soit environ 4% du budget total).

Budget total: 44.000€

Quid si un des postes du budget prévu est modifié ?

Les différents postes d'un budget peuvent évidemment varier tout au long de la création du projet. Cela ne change à priori rien à l'enveloppe globale car ces postes évoluent en vases communiquants. C'est la variation entre le budget "théorique" (fait avant la mise en ligne d'un projet pour financement) et le budget "effectif" (réajusté après le financement à 100% de l'album). Exemple: il était prévu d'imprimer 8.500 exemplaires d'un album or, à la fin du financement de l'album, il est décidé d'en imprimer 7.000 exemplaires. Le budget "gagné" sur le poste "Impression et transport des livres" sera réalloué à un autre poste - le poste "Promotion" par exemple - afin d'accentuerla visibilité de l'album. Cet réallocation est faite en gestion "bon père de famille" par Sandawe dans un objectif de valeur ajoutée pour l'album que la société défend et partagée le cas échéant avec l'auteur. Notons que le poste "Frais de gestion et commission Sandawe" est plafonné et ne pourra bénéficier en aucun cas de cette réallocation. Enfin, il peut arriver que le budget global d'un projet soit simplement réduit, si un poste a été diminué et non réalloué. Dans ce cas, le quote-part de la réduction sera remboursé à chaque édinaute concerné.

Quel budget finance les frais de fonctionnement de Sandawe?
Tous les frais généraux de Sandawe (ex. le développement du site Internet, les flyers distribués à Angulême, etc...), même s'ils profitent  indirectement aux albums que Sandawe défend, sont financés à partir de la trésorerie propre à Sandawe. A ce stade, cette trésorerie tire ces bénéfices à partir de deux sources distinctes de revenus: (i) une commission sur les albums financés (voir question "Que comprend le budget de chaque projet") et (ii) 40% des gains nets sur les ventes des albums (les 60% restants étant retribués aux édinautes jusqu'au remboursement du budget, 40% après et  pendant 5 ans après la sortie de la BD). Sandawe étant une jeune société d'édition, cette trésorerie est amorcée intégralement sur fonds propres des fondateurs et actionnaires de Sandawe sprl, et complétée en mai 2012 par une augmentation de capital. Il va de soi que cette trésorerie est totalement indépendante des budgets propres à chaque album.
Je ne parviens pas à me connecter sur le site. Quid?

Plusieurs situations peuvent expliquer un problème de connexion sur le site Sandawe.

1/ Navigateur: le navigateur que vous utilisez est trop ancien et n'est plus adapté à la nouvelle technologie du site Sandawe. Dans ce cas, il est important de vérifier la version de votre navigateur et télécharger la dernière version.  Ceci est possible au lien suivant: http://www.browsehappy.com
2/ Mot de passe: il se peut que vous ayez demandé un nouveau mot de passe et que vous ayez fait un copié/collé en incluant par erreur un espace (vide). 
3/ Vous êtes connecté...sans vous en rendre compte! Oui, cela arrive. Pour vérifier si vous êtes connecté, c'est très simple: votre pseudo apparaît dans le coin supérieur droit de votre écran, à côté de la mention "Connecté". En cliquant sur votre pseudo, vous arrivez à votre page personnelle avec toutes vos infos.
Si vous ne parvenez toujours pas à vous connecter, n'hésitez pas à nous envoyer un message à it@sandawe.com. Une membre de notre équipe vous aidera à identifier et résoudre la situation.

Je ne trouve pas mes informations personnelles. Où sont-elles?

Rien de plus simple pour trouver (et modifiier le cas échéant) vos informations personnelles! Après vous être connecté avec votre pseudo et mot de passe, votre pseudo apparaîtra dans le coin supérieur droit de votre écran, à côté de la mention "Connecté". En cliquant sur votre pseudo, vous arriverez sur votre page personnelle, qui comporte trois rubriques: 

1/ Vos infos personnelles (= pseudo, adresse, photo, date de naissance, ...);
2/ Vos crédits (= le montant de vos investissements par projet ainsi que votre argent encore disponible mais pas encore investi dans des projets);
3/ Vos transactions (= l'historique de toutes les transactions qui vous concernent: investissement, remboursement, dividendes, etc...).

A partir de quelle date le bonus "2 ans de BD gratuites" prend-il cours?

Le bonus "2 ans de BD gratuites" valable pour les investisseurs ayant investi à hauteur du palier requis (750€ ou 1000€ selon les projets) prend cours le pemier jour du mois suivant la date de sortie en librairie de l'album.

Exemple: 
1/ Paul a investi 1000€ dans le projet "Marsu à la plage avec ses tongues", de Pinpin Chartpin.
2/ L'album "Marsu à la plage avec ses tongues" sort en librairie le 23 septembre 2013.
3/ Paul recevra 2 ans de BD gratuites Sandawe à partir du 1er octobre 2013 jusqu'au 30 septembre 2015, à savoir un exemplaire de tous les albums Sandawe sortis en librairie durant ce lapse de temps.

Comment calculez-vous concrètement les (éventuels) dividendes à distribuer par album?

Deux remarques en préambule: 

(i) il faut différencier les ventes des albums "papier" et des albums '"numériques".
(ii) dans tous les cas de figure, il est important de signaler que ces calculs sont réalisés à partir des données offcielles calculées et transmises par nos distributeurs (ex. Hachette).

1/ VENTES ALBUMS "PAPIER"

Par souci de simplification, nous rendons compte ici des ventes "papier" effectuées via notre distributeur Hachette (98% de nos ventes "papier"). 

Le dividende est calculé comme suit:

Hachette nous transmet les données suivantes:
(a) CA NET Editeur des quantités ALLER "album X"
(b) CA NET Editeur des quantités RETOUR "album X"
(c) Malus éventuel "album X"
(a)-(b)-(c) = TOTAL CA NET Editeur "album X" versé à Sandawe.

Légendes:
Quantités ALLER: quantités mise en place chez les libraires.
Quantités RETOUR: quantités retournées par les libraires à Hachette.
CA NET = Chiffre d'affaires réalisé moins la marge perçue par Hachette (+/- 55%)
Malus: si un retour d'albums est plus élevé que prévu par notre contrat, un malus est comptabilisé.

A partir de ces données, Sandawe déduit les éléments suivants:
- montant éventuel des droits d'auteur dès que ce dernier aura atteint son break-even par rapport à ses avances perçues initialement.
- une provision (en général 10%) retenue par sécurité; cette provision se justifie afin d'éviter de distribuer un dividende supérieur à la réalité. Pour rappel, le secteur de l'édition a ses caractéristiques propres. L'une d'entre elles est que les chiffres reçus par le distributeur ne représentent pas réellement une "vente" stricto sensu mais un "non-retour", à savoir un album qui est comptabilisé en librairie (déjà vendu ou encore en stock). Ce n'est finalement qu'après +/- 9 mois de commercialisation que nous pouvons avoir une vision correcte des ventes réelles. Passé cette date, on peut penser que les libraires ont retourné tous les albums non vendus et que "non-retour" s'apparente à "vendu". C'est aussi la raison pour laquelle nous ne calculons les dividendes qu'au moins 6 mois après la commercialisation d'un album. 

Sur base de ce résultat, nous appliquons la clé de répartition 40% Sandawe/60% édinautes pour le calcul des dividendes (et 60% Sandawe/40% édinautes si on a atteint le break-even).

A noter que Sandawe peut consacrer une partie des bénéfices d'un album à la réimpression de celui-ci. Le cas échéant, il va de soi que les édinautes concernés seront avertis de cette décision.

Enfin, pour être tout à fait précis, nous comptabilisons aussi les petites ventes directes éventuelles (ex.: lors d'un festival) dans ce calcul du dividendes.

2/ VENTES ALBUMS "NUMERIQUES"

Le calcul est évidemment beaucoup plus simple pour les ventes numériques, attendu que par définition il n'y a pas de notion de "retour" (et donc de malus) ni d'autres frais liés aux ventes "papier" (ex.: frais de stockage, de réassort, etc...). Le calcul est donc très simple: nous recevons trimestriellement les revenus nets des ventes numériques de nos prestataires, auxquels nous appliquons la clé de répartition prévue par nos conditions générales (40% Sandawe-60% édinautes).

Pour plus d'infos sur les dividendes, voir aussi:

Comment désinvestir d'un projet?
Vous pouvez désinvestir d'un projet en vous rendant dans votre espace privé, en cliquant sur votre pseudo en haut à droite, après vous être connecté. En cliquant sur l'onglet "Vos crédits", vous obtenez la liste de tous les projets dans lesquels vous avez investi. En cliquant sur le stylet à droite du projet, un pop up "Retirer du crédit" apparaît. Il vous suffit d'indiquer le montant du retrait souhaité et de valider. L'argent retiré sera placé dans vos crédits Sandawe. A cet stade, trois opérations seront possibles: (i)  soit vous pouvez conserver l'argent en attendant de réaliser un investissement futur, (ii) soit vous l'investissez directement dans un autre projet ou (iii) soit vous en demandez le remboursement définitif. Rappelons qu'un désinvestissement ne pourra plus être réalisé après 75% du financement d'un projet (l'investissement sera définitivement bloqué).
Peut-on se faire rembourser les parts investies ou gagnées à l'occasion d'un concours?

Conformément à nos Conditions Spécifique Edinautes, article 4 (voir ici), les montants investis pour participer à un concours organisé durant le financement d'un album ou les montants gagnés à l'occasion d'un concours ne pourront jamais être remboursés (sauf mention contraire de l'organisateur du concours). On parle de "Parts non remboursables".

Qu'est-ce qu'une "parution garantie" ?
Il s'agit d'un projet qui sera réalisé, même si le financement n'est atteint que partiellement.
- c'est par exemple le cas d'un projet Sandawe qui atteint les 75% de financement. Si, au moment de la fabrication, le montant du budget n'est pas totalement atteint, Sandawe complètera la somme et se rémunèrera, comme les édinautes du projet, au prorata de sa participation;
- dans d'autres cas, un auteur, un éditeur ou un initiateur de projet dispose de fonds propres qu'il pourra utiliser pour compléter le budget s'il n'est pas totalement atteint;
- les actionnaires de Sandawe pourront également décider de garantir la parution d'un projet avant l'atteinte des 75%, pour des raisons stratégiques.
Le seuil à partir duquel la parution est garantie peut être décidé dès le départ, ou en cours de financement.
Dans tous les cas, les contreparties prévues dans le budget et leur envoi sont égalent garantis par l'initiateur de projet.
Comment modifier son mot de passe?

Il est très simple de changer le mot de passe de votre compte Sandawe. Il vous suffit tout d'abord de vous connecter sur le site Sandawe avec votre pseudo et mot de passe. Ensuite, vous cliquez sur votre pseudo (coin supérieur droit) et vous arrivez dans votre profil, onglet "Vos infos". En dessous de votre adresse mail, cliquez sur le lien "Changer son mot de passe'. Pour des raisons de sécurité évidentes, nous vous conseillons de modifier votre mot de passe tous les 2 mois.

J'aimerais utiliser les parts disponibles sur mon compte Sandawe afin de financer un projet. Comment faire?
Ce n'est qu'à la fin du processus d'investissement (après avoir sélectionné un projet dans votre panier et avoir misé un montant) que le système vous proposera deux choix pour rendre effectif cet investissement: soit par carte bancaire, soit en utilisant vos crédits disponibles non encore affectés à un projet.
Comment calculer le point-mort théorique d'un album ?

Voici quelques explications pour déterminer le point-mort d'un album... théorique. En pratique, les choses ne sont pas aussi simples.

Le point mort est défini par le nombre d'exemplaires à vendre afin de récupérer complètement l’argent investi. En général, un prix de vente plus élevé (qui augmente les revenus) et un budget plus petit (qui réduit l’investissement nécessaire) facilitent l’atteinte du point-mort et d’un retour sur investissement.  

Le calcul de base est le suivant :
- vous calculez d'un côté ce que vous coûte la globalité du tirage et les frais divers associés à la conception, à la fabrication, à la commercialisation, à la promotion, etc. d'un album (cf. les FAQ : “Que comprend le budget ou l’objectif de chaque projet?” et “A titre d’exemple, quel est le budget détaillé d’un album type?”);
- vous calculez d'un autre côté ce que vous rapporte chaque exemplaire vendu (soit le prix de vente moins la TVA moins encore la commission de distribution, qui rémunère le distributeur, le diffuseur et le libraire) (voire aussi les FAQ : “Qu’est-ce que les gains nets d’un projet?” et “Comment calculez-vous concrètement les (éventuels) dividendes à distribuer par album?”);
- vous divisez la première valeur par la seconde;
- et vous obtenez une valeur qui correspond au nombre d'exemplaires qu'il vous faut vendre au minimum pour rentrer dans vos frais. 
Ce raisonnement basique n'est valable que dans une seule situation : celle où vous mettez en place tous les exemplaires imprimés et où vous les vendez tous, sans que les libraires en retournent un seul.

Car la faculté qu'ont les libraires de retourner les exemplaires invendus complique la calcul. Pour chaque exemplaire retourné, vous payez des frais de retour. Puis il vous faut payer le tri. Les exemplaires défraîchis sont pilonnés, opération qui vous est facturée. Et les autres sont stockés, un stockage que vous devez également payer. En outre, le distributeur détermine un taux de retour "acceptable". Au-delà, vous devez payer des frais de malus en complément de tous les autres coûts.

Nous avons signé des accords de confidentialité qui nous empêchent de vous donner les chiffres précis, mais pour vous donner un ordre de grandeur, la distribution coûte entre 54 et 60% du prix de vente (ceci inclut la marge du libraire qui est la plus grosse partie de la somme), le taux de retour "acceptable" oscille autour des 25-30%, et le coût du malus supplémentaire est de 4 à 6% du prix de vente.

Prenons la situation théorique. Pour un album vendu 12 € TVAC, un éditeur touche donc en réalité entre 4,2 et 4,8 € HTVA l'exemplaire, puisqu’il est le bénéficiaire des gains nets (dont il rétrocède une partie à l’auteur). Pour un budget de 40 000 €, il doit donc en vendre entre 8 500 et 9 500 exemplaires. Inutile de dire que, dans la situation actuelle du marché de la bande dessinée, la plupart des titres sont déficitaires. Une des raisons pour laquelle les éditeurs tentent d’abaisser les avances sur droits des auteurs.

Pour rappel, les édinautes touchent 60% des gains nets de tous les droits liés à la BD (notez que, si vous participez au financement d'un album sur un autre site de crowdfunding, ce n'est pas le cas; Sandawe est le seul à partager les bénéfices de la vente avec les édinautes), au prorata de leurs parts et jusqu’à récupération de leur investissement initial. Sandawe facture les 40% restants. Après cette récupération par les édinautes, les proportions s’inversent avec 40% pour les édinautes et 60% pour Sandawe. Les édinautes touchent leur pourcentage des gains nets jusqu’ à 5 années après la sortie de l’album. 

Qu'en est-il des édinautes ? Ils touchent 60% de ces sommes, soit dans l’exemple théorique entre 2,6 € et 2,9 € l'exemplaire. Il faut donc vendre entre 14 000 et 15 000 exemplaires pour atteindre ce point-mort.

Si, parmi les exemplaires mis en place, certains sont retournés par les libraires, et donc triés puis pilonnés et/ou stockés, les bénéfices sont moindres et ce point-mort augmente. Et comme, dans la plupart des cas, un éditeur préfère imprimer un peu plus que ce qui est nécessaire pour la première mise en place afin d'éviter de devoir réimprimer trop vite (car la fabrication des plaques offset et la préparation des rotatives coûtent cher et ont pour conséquence des frais fixes importants avant même l'impression d'un premier exemplaire), il y a inévitablement des frais de stockage. Tout l'art de l'éditeur consiste à estimer au mieux le premier tirage pour avoir une mise en place suffisante et prévoir un réapprovisionnement en cas de succès tout en évitant un sur-stockage mais en veillant à éviter une réimpression complémentaire de plus petites quantités ensuite. Notez, en ce qui nous concerne, qu'en cas de réimpression, les coûts de celle-ci sont avancés par Sandawe, qui se rembourse par la suite sur les ventes de la première mise en place — mais les ventes des exemplaires supplémentaires doivent, si tout se passe bien, permettre dans l’ensemble un bénéfice global plus important.

Pourquoi n’est-il pas possible d’indiquer le point-mort au moment où on propose le budget d’un projet? 

Car il y a encore à ce moment-là trop de variables qui ne sont pas totalement connues. Par exemple, le prix de vente est déterminé au moment de la propsection, par rapport aux prix du marché à ce moment-là. Il est évidemment aussi impossible de prévoir les coûts aller et retour dans la chaîne de distribution, qui impacteront les revenus. De plus, certains gains complémentaires peuvent provenir de la prépublication, de publications en langues étrangères, de produits dérivés, etc. Voir, à ce propos, les FAQ  “Que comprend le budget ou l’objectif de chaque projet ?” et “A titre d’exemple, quel est le budget détaillé d’un album type ?”. 

Par rapport à l'édition traditionnelle, le financement participatif mutualise le risque financier (qui est partagé entre tous les édinautes) et le compense par un système de bonification. Ainsi, à chaque niveau d'investissement, les édinautes reçoivent des bonus exclusifs hors-commerce. Le système permet enfin à des auteurs de faire paraître des albums qui, sans l'aide des édinautes, n'auraient jamais vu le jour. Cela n'a pas de valeur objective : en raisonnant en termes purement financiers, "investir" dans des projets BD — voire, au sens large, dans des produits culturels quels qu'ils soient — n'est pas ce qui a le plus de chances de vous rendre riche. Chaque éditeur attend "son" Titeuf, "son" Lanfeust, "son" Largo Winch, etc. pour pouvoir payer les autres albums, majoritairement déficitaires. Cela peut arriver chez Sandawe (ce que nous espérons comme tous les autres), mais cela n'est pas garanti (voire FAQ “Suis-je certain de gagner de l’argent sur Sandawe?”). Nous espérons donc que le système de bonification compense ce risque chez tous les amateurs de bande dessinée qui ont choisi de soutenir des projets et des auteurs.
(23 juin 2014)

Comment se déroule la commercialisation d'un album ?
C'est un long processus.

Environ quatre à cinq mois avant la date de parution (donc à un moment où l'album n'est pas encore totalement dessiné, mais où l'on estime que, vu le rythme de travail de l'auteur, il sera terminé à temps), l'éditeur rencontre les équipes commerciales à Paris (LaDiff) et à Bruxelles (Dilibel). Il a préparé pour cela :
- des documents techniques pour le distributeur, avec le numéro ISBN, un numéro de RUN (voir plus loin), un code NUART (voir plus loin aussi);
- une présentation permettant d'expliquer aux commerciaux le contenu de l'album, ses spécificités, etc. Elle est, quand c'est possible, accompagnée d'une bande-annonce;
- la couverture et un dossier argumentaire à destination des libraires.

Dès ce moment, et pendant deux mois, les équipes commerciales vont de librairie en librairie, présenter l'album afin que ceux-ci en commandent le plus possible, mais en se basant sur le type de clientèle de celle-ci et sur le potentiel de ventes. Le libraire doit payer ce qu'il commande. Sa trésorerie n'étant pas illimitée, il est donc généralement prudent, sachant qu'il a toujours la possibilité de commander du "réassort" si l'album démarre bien. Pour les chaînes style Fnac ou Futura, c'est à un "grand acheteur" qu'il faut s'adresser. Il commande pour toutes les librairies de la chaîne.

Deux mois avant la parution, un bilan est fait sur ces commandes. On connaît donc le nombre d'exemplaires de la première mise en place. A cela, on ajoute les exemplaires des édinautes plus une importante marge de sécurité, plus encore, s'il y a une suite, des réserves pour les parutions des tomes suivants. Ce qui permet d'estimer le nombre d'exemplaires à imprimer.

A la même époque, commence aussi la fabrication des fichiers de l'album. On finalise la couverture, on corrige les fautes d'orthographe, et on assemble le tout. On relit encore avant d'envoyer à l'imprimeur.

Celui-ci envoie des épreuves colorimétriques (pour vérifier que le résultat imprimé sera conforme à ce que l'auteur désire) et une impression de contrôle, le 'traceur" ou "l'ozalid". C'est à nouveau relu consciencieusement, car des erreurs ont pu échapper aux contrôles précédents.

Six semaines avant parution, l'impression a lieu. L'éditeur, l'auteur ou un représentant de la maison d'édition assistent au "BAT" ou "Bon à tirer" et donne le feu vert au lancement de l'impression.

Le papier est ensuite stocké pour qu'il puisse sécher (autrement les pages seront gondolées), puis le livre est façonné.

Environ deux semaines avant la date de parution, les palettes de livres, soigneusement empaquetés par dix, sont livrées chez le distributeur, Hachette, à Maurepas. Qui prépare alors la livraison.

Celle-ci a lieu la veille de la mise en vente. Pour les chaînes, elle est effectuée dans des entrepôts, d'où les livres seront répartis entre les points de vente, ce qui explique pourquoi ils y sont disponibles un peu plus tard que chez les libraires normaux.

Le livre est présenté chez le libraire. S'il se vend bien, il commande du réassort. S'il se vend moyennement, il en garde quelques exemplaires et renvoie le reste. S'il se vend mal, il renvoie tout. Le délai est variable et dépend de l'encombrement en librairie. Ce sera accéléré en cas de grand nombre de parutions simultanées. Durant les périodes plus calmes, comme l'été, le livre aura la possibilité de rester plus longtemps en librairie.

Le distributeur récupère les retours (ce qui se paie). Ils sont triés (ce qui se paie aussi). Les exemplaires à l'état neuf (rares) sont remis en stock. Les autres peuvent être remis à neuf, un processus très coûteux, ou directement pilonnés, ce qui a également un prix, ou renvoyés à l'éditeur qui décidera de ce qu'il en fait :
- les remettre à neuf lui-même et les stocker dans un entrepôt secondaire
- détruire les exemplaires trop abîmés
- conserver les autres, avec de légers défauts, pour des concours, promo, etc.

C'est aussi le distributeur qui fait le bilan de ventes qu'il envoie à l'éditeur. Cela intègre les retours et tous les frais associés. Les résultats d'un livre qui s'est bien vendu peuvent ainsi être totalement annulés par les coûts des manipulations liées à d'autres qui se sont mal vendus.

Après un certain temps, qui peut être court, les retours deviennent plus importants que les réassorts. Si un tome 2 suit, le processus s'inverse.

Certains livres, rares, poursuivent leur vie en librairie, car la demande se maintient... ou, car ils font partie d'une série ou d'un cycle. La plupart, à un moment, n'existent plus en librairie, car aucun libraire n'est capable de stocker la totalité de la production d'une année. Il doit faire un choix.

A un moment donné, pour beaucoup de titres, il faut bien se rendre à l'évidence : les chiffres de vente sont à zéro ou, pire, négatifs. Le livre doit être arrêté de commercialisation. Les stocks invendus sont retournés à l'éditeur, qui peut continuer la commercialisation de son côté sur son site, ou solder, ou pilonner.

D'autres, plus rares, poursuivent leur carrière. Et deviennent des classiques. C'est ce dont tout éditeur rêve. Mais, dans tous les cas, ce sont les lecteurs qui décident.
Quel est le rôle du diffuseur ?

Le diffuseur est l'équipe commerciale qui sert d'intermédiaire entre, d'un côté, l'éditeur et le distributeur, et de l'autre, le libraire.

Il est chargé de présenter les albums de l'éditeur au libraire, de le convaincre d'en commander le plus possible, et de transmettre les commandes au distributeur.
C'est lui aussi qui communique au libraire le soutien marketing qu'apportera l'éditeur au libraire pour l'aider à vendre (campagnes de communication, box, affiches, etc.).

Le diffuseur a également une mission de conseil auprès de l'éditeur. Avec sa connaissance du terrain, il peut réfléchir avec l'éditeur au meilleur objectif de mise en place pour un album donné. Si on pousse les libraires à en mettre beaucoup et qu'il ne s'en vend pas assez, le nombre de retours sera important et l'éditeur sera pénalisé. Il devra payer des frais de retour importants et, d'un autre côté, le libraire, lors d'une commande ultérieure, se montrera plus méfiant. Si, au contraire, on n'en met pas assez, il risque d'y avoir des méventes.

Son sort est lié à celui de l'éditeur. Le diffuseur n'est payé que si l'album se vend, par un pourcentage sur les ventes. Il a tout intérêt à ce qu'il se vende le mieux possible.

Nos diffuseurs sont :
1/ France : LaDiff - Tél. : 01 41 31 85 90 - Fax : 01 41 10 98 64 - commercial@ladiff.fr
2/ Belgique : Dilibel - Tél. : 02/508 04 51 - Fax : 02/502 02 89 - diffusion@dilibel.be
3/ Suisse : Diffulivre - Tél : Tel +41 21 691 53 31 - Fax : +41 21 691 53 30 - commandes@diffulivre.ch
4/ Québec : Socadis Inc - Tél : (1) 514-331-3300 - Fax : (1) 514-745-3282 - socinfo@socadis.com 

Quel est le rôle du distributeur ?
Le distributeur est responsable de la logistique et de la facturation.

Le diffuseur lui communique les commandes des libraires. Il organise alors la livraison des albums et des outils marketing éventuels (par exemple des affiches, box, mais aussi catalogues.... ou notre magazine SandaBD), et facture les libraires.

Il gère également les retours, le tri, la remise à neuf des livres lorsque c'est possible (par exemple s'il y a une étiquette collée sur la couverture, ou un prix au crayon à l'intérieur), le pilon des exemplaires défectueux, et le stockage. Toutes ces prestations sont facturées à l'éditeur.

Il fait le bilan des ventes pour l'éditeur, le rémunère sur celles-ci, après avoir prélevé le coût des prestations.

Hachette est notre distributeur en Belgique, France, Québec et Suisse.

Peut-on obliger un libraire à mettre en place chaque album Sandawe ?
Non. Malgré tous les arguments qu'un délégué commercial peut développer, un libraire peut toujours refuser de mettre en place un album. Cela peut être pour plusieurs raisons. Parce que le livre ne correspond pas à sa clientèle. Parce qu'il n'aime pas le livre et ne veut pas le soutenir. Ou tout simplement parce qu'il n'a plus la place car, à cause de la surproduction, son magasin est déjà noyé et qu'il doit choisir des priorités.
Pourquoi ne pas mettre systématiquement dans toutes les librairies des piles importantes de chaque livre ?
Il est tout à fait possible pour une équipe commerciale de tenter de convaincre les libraires de place en masse un album. Cela augmentera sa visibilité. Mais c'est très risqué.
Avant tout, il faut savoir qu'un libraire peut refuser de vendre un livre. Il n'y a donc aucun moyen de le forcer à réserver un grand emplacement à un livre qu'il ne veut pas vendre.
Ensuite, le libraire doit avancer l'argent et il faudra qu'il soit convaincu que l'album a un énorme potentiel commercial afin que cette somme ne soit pas immobilisée pour rien.
Enfin, sauf dans le cas de séries très connues et très attendues comme Largo Winch, Titeuf ou Astérix, par exemple, la plus grande visibilité ne signifie pas automatiquement de plus grandes ventes. En cas de ventes insuffisantes, le libraire retournera les exemplaires excédentaires. L'éditeur devra payer d'importants frais de retours, de tri, de pilon... et de stockage des invendus. Et le libraire sera plus méfiant à l'avenir par rapport aux opérations de l'éditeur.
Il est donc obligatoire d'adapter les mises en place au réel potentiel de la librairie. Et cette estimation dépend de l'expérience du délégué commercial et du libraire... Il n'y a pas de formule de calcul théorique qui permette de le faire exactement, c'est du pur feeling.
Comment un libraire estime-t-il le nombre d'exemplaires qu'il commande pour un album ?
Le libraire connaît sa clientèle, il sait quels types de livres l'intéressent. Il peut donc estimer un potentiel de ventes. Il sait que s'il n'en prend pas assez, il pourra en commander rapidement. D'un autre côté, il sait aussi que s'il en prend trop, il aura immobilisé son argent pour rien.
Comme il doit payer cette commande et qu'il a beaucoup de livres qui lui sont présentés, il doit répartir le risque sur l'ensemble des titres qu'il va présenter pendant une période donnée. Sa trésorerie est en effet limitée et il ne peut dépasser un niveau d'en-cours, qui est la balance entre ce qu'il doit au distributeur pour ce qu'il a commandé, et ce que le distributeur lui doit pour les livres qu'il a retournés.
La surproduction met les libraires dans une situation difficile, car sa trésorerie n'a pas augmenté et elle doit être disséminée entre des milliers de titres, contre quelques centaines il y a une dizaine d'années. Il pèse donc soigneusement chaque décision. 
Il devient de plus en plus prudent. Ainsi, si on lui présente un tome 2, il connaît les chiffres du tome 1, et commande, le plus souvent... un peu moins du tome 2. Comme, souvent, des lecteurs, refroidis par le comportement de certains éditeurs qui n'ont jamais conclu des cycles entamés, n'achètent pas de tome 1 s'ils ne sont pas certains d'avoir la suite, il est de plus en plus difficile de faire des mises en place correctes avec de nouvelles séries ou des cycles.
Comment se décide le prix de vente d'un album?
C'est une estimation difficile à réaliser. Elle se fait en concertation avec les équipes commerciales. Il est nécessaire d'avoir un prix assez haut pour augmenter la rentabilité de l'album, mais d'un autre côté, il ne peut être trop haut par rapport aux autres albums du même type (format, pagination...) pour éviter de décourager les éventuels acheteurs.
Cette estimation se fait donc dans une fourchette de prix de livres comparables, en tenant compte de la notoriété des auteurs, de l'originalité de l'œuvre, etc.
Puis-je investir pour obtenir plusieurs fois les bonus du même palier?
Oui, dans la plupart des cas, mais avec des limites par édinautes.
Ainsi, par exemple, pour le niveau 10 € où vous recevez généralement un accès à la version numérique ainsi que votre nom dans l'album, il est logique de ne l'attribuer qu'une seule fois.
Pour toutes les autres, une limite est imposée de manière variable. Cette limite apparaîtra lorsque vous choisirez d'investir pour obtenir une contrepartie donnée. Si vous cliquez sur le signe "+" afin d'augmenter le nombre que vous souhaitez obtenir, le système vous indiquera la limite si vous l'atteignez. Il ne vous sera plus possible, dès ce moment, d'augmenter le nombre de contreparties que vous souhaitez obtenir à ce niveau.
Comment augmenter mon investissement pour arriver au prochain palier?
Les niveaux de contreparties sont indépendants les uns des autres. Pour passer à un niveau supérieur, vous devez choisir ce niveau dans la liste des contreparties, et désélectionner le niveau actuel dans la même liste. Si vous avez déjà une contrepartie à 30 €, par exemple, et que vous souhaitez passer au niveau 50 €, si vous cliquez sur la contrepartie 50 €, celle-ci sera ajoutée à la contrepartie 30 €. Vous aurez donc une contrepartie 30 € ET une contrepartie 50 €. Pour uniquement sauter de palier, il vous faut donc sélectionner le niveau 50 € et, dans la liste des contreparties, avec le signe "-", retirer la contrepartie 30 €. Puis validez avec le bouton "Ajouter au panier". Le sytème vous demandera de payer la différence de 20 €. Et vous aurez alors uniquement le niveau 50 €.

De même, si vous disposiez déjà d'une contrepartie 20 € et d'une contrepartie 30 €, il vous suffira de les retirer pour investir les crédits libérés à la contrepartie 50 €, sans frais.

Attention, ceci n'est possible que dans la limite des contreparties disponibles par personne et par niveau. Et tant que le financement ne s'est pas arrêté. Une fois celui-ci bouclé, il n'est plus possible de modifier ses contreparties.
Comment faire pour augmenter mon investissement par étapes sans sauter immédiatement vers le palier suivant?
Il vous suffit d'acquérir chaque mois des crédits sans les associer à un projet, et de les économiser jusqu'à ce que vous soyez arrivé au montant voulu. C'est une sorte de placement progressif.nExemple : pour le projet X, vous avez déjà la contrepartie 50 € et vous voulez une contrepartie 100 € mais vous ne pouvez débourser 50 €.nEn décembre, vous achetez 20 € de crédits.nEn janvier, vous achetez encore 20 € de créditsnEn février, vous achetez 10 € de crédits.nVous libérez alors le niveau de contrepartie 50 €, le système vous indique que vous disposez alors de 100 €. Et vous les placez dans le niveau 100 €.
Quel sera l'impact de l'adaptation du budget d’un Projet Sandawe qui a dépassé les 75% mais qui n’atteint pas les 100% de l’Objectif ?
Prenons un exemple théorique.

Soit un budget de 40 000 €, qui a atteint 90% de l’Objectif. 200 Édinautes ont contribué à hauteur de 36 000 €.
Le poste « contreparties » du budget théorique prévoyait 4 000 €.

1°) Le budget planifié sera respecté à l'exception du poste «contreparties» car celui est directement impacté par la diminution du nombre d’Édinautes et donc de contreparties. Posons comme hypothèse que les coûts réels seront de 3 000 €. Le budget révisé est 39 000 €.

2°) L’Objectif est adapté à la réelle contribution des Édinautes. Les 100% sont donc à 36 000 € (le budget réel). Il s’agit d’un financement partiel pour lequel un complément de financement de 3 000 € est nécessaire.

3°) Sandawe avance la somme nécessaire. La contribution des Édinautes est de 36/39e, et celle de Sandawe de 3/39e (7,7 %).

4°) Si des économies sont réalisées sur certains postes, par exemple si le tirage nécessaire est inférieur au tirage théorique, le solde sert de fonds de réserve. Il pourra servir pour de futurs frais d’exploitation (stockage, tri, réimpression). Ou il sera redistribué, au terme des 5 années d’exploitation, aux Édinautes et à Sandawe, proportionnellement à leurs apports.

Et  ensuite ?

La répartition des Recettes Nettes (60%/40% jusqu’à récupération de l’investissement par les Édinautes, inversement ensuite) se fait au prorata des apports sur base du budget révisé, jusqu’à ce que Sandawe ait récupéré son prêt. Ensuite, sur base du budget réel.

Pour l’exemple, imaginons que les Recettes Nettes sont de 50 000 € les 12 premiers mois, et de 30 000 € les 12 mois suivants. La part « Édinautes » de 60% la première année est divisée en 2 310 € (7,7%) pour Sandawe, 27 690 € pour les Édinautes.

La seconde année, dans cet exemple, le point d’équilibre est atteint par les Édinautes, qui récupèrent et même dépassent leur investissement. L’avance de Sandawe étant également récupérée, chaque Édinaute reçoit un pro rata plus élevé, et Sandawe ne reçoit plus une partie de la part due aux Édinautes.

Pourquoi les contreparties aux niveaux les plus bas sont-elles en nombre limité dans les projets Sandawe ?
Dans le cas des projets Sandawe, dans chaque somme versée, il y a une partie qui finance les contreparties, une autre partie pour l’envoi, une partie pour le financement du projet (auteurs, impression, commercialisation) et une autre pour participer au coût de fonctionnement du site et des outils mis à la disposition des auteurs et des internautes.

La partie contreparties + envoi des niveaux inférieurs est évidemment très importante et il y a peu d’argent pour le projet. Plus on en met, plus ça enrichit la Poste, mais plus aussi ça diminue, dans la somme globale, la proportion disponible pour le projet en lui-même. Seuls les niveaux plus élevés ont un apport suffisant pour permettre de faire évoluer le projet vers son financement.

Le nombre de contreparties aux niveaux inférieurs est donc volontairement limité afin de ne pas dénaturer l'objectif du crowdfunding, qui est de permettre à un auteur de commercialiser son projet après paiement d'une avance sur droits, pas de prévendre des livres. Les édinautes ont cependant largement le temps de profiter des niveaux inférieurs avant qu'ils soient épuisés.

Dans le cas des projets libres, il s'agit le plus souvent (sauf cas particuliers de distribution à grande échelle en librairie comme « Le chat qui n‘aimait pas les croquettes » ou « Chastity Blaze ») d'une pure souscription qui permet à un initiateur de projet d’imprimer un certain nombre d’exemplaires d’un livre pour le vendre ensuite pour son profit personnel. Il est donc cohérent pour lui d’augmenter le nombre d’exemplaires aux premiers niveaux (à condition que les frais de port ainsi augmentés ne fragilisent pas le budget de l’impression) au fur et à mesure que croît la demande, car ces exemplaires sont pré-vendus et c’est toujours ça de gagné pour lui.