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Cocktail.com sur la RTBF radio parle de Sandawe

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Le succès d'Il Penello : les témoignages des auteurs.

Jean-Marc Allais, désormais attaché à sa table à dessins pour plusieurs mois: Le moment où le compteur du site a atteint 100 % restera un moment chargé d'émotions et inoubliable pour moi. Il est l'aboutissement de plusieurs années d'efforts, de rencontres et de doutes parfois. Je suis donc très heureux de publier mon premier album, heureux que ce projet ait trouvé de l'intérêt auprès du public et qu'il se concrétise. Heureux aussi pour Serge Perrotin qui voit son travail et son flair récompensés. D'autant plus qu'il marque, non pas la naissance d'une toute nouvelle maison d'édition, mais son premier cri ou sa première respiration. Il y a eu des hauts et des bas durant cette période de levée de fonds. Nous avons essayé de maintenir la partie du site liée au projet vivante en renouvelant les images ou en postant des commentaires. Jusqu'au moment où tout s'est emballé grâce à l'initiative d'Alain. La suite, vous la connaissez. Je tenais à dire que notre collaboration avec Patrick et Lionel s'est bien passée bien. Les auteurs sont consultés et écoutés lorsqu'une décision les touchant doit être prise. Merci à tous encore et à très bientôt, je retourne à mes planches. Et puis l'initiateur du projet 'Il Pennello', Serge Perrotin, qui nous écrit d'Australie où il vient de passer quelques mois : La fin de la semaine dernière fut vraiment sympa avec de nombreux échanges de mails avec les uns et les autres (notamment avec mon « collègue australien » Nicolas Vadot). Encore mieux qu’une série TV à succès :-). Je dois dire qu’aujourd’hui je me sens un peu orphelin de mon rendez-vous matinal avec Sandawe. J’aimais bien allumer l’ordinateur et – décalage horaire aidant – découvrir les investisseurs et les montants misés pendant la nuit. Un vrai feuilleton je te dis. On devient vitre accro. Il était temps que ça s’arrête ;-)… La première surprise fut – dès le mois de Janvier -  celle liée à l’accueil rencontré par le projet. Cet accueil est réconfortant aussi dans le fait qu’un succès n’est jamais prévisible. Malgré les faiblesses inhérentes à tous projets, l’alchimie à fonctionné. Pour ce qui est du financement, nous pouvons dire qu’Il Pennello est bien né. C’était la bonne histoire, avec le bon dessinateur, au bon endroit, au bon moment. J’espère que les ventes futures de l’album confirmeront cet état de fait. Cette formidable semaine écoulée m’amène également a la réflexion suivante : « Si tu veux boucler ton financement chez Sandawe, tu as intérêt à peaufiner ton dossier de présentation ! ». Et je crois, en toute modestie, que - même s’il a été réalisé dans l’urgence - notre dossier était bon. L’investisseur pouvait se faire une idée précise du futur album tout en étant titillé par quelques zones d’ombre qui, justement, donnaient envie d’en savoir plus… Le corollaire est que le dossier a suscité une grande attente. Attente qu’il ne faudra pas décevoir. Le challenge, la pression, sont grands et en même temps extrêmement motivants. Au-delà d’Il Pennello, le projet Sandawe montre également que l’aventure communautaire n’est pas une utopie (en tous cas la virtuelle – car celles, réelles, des années 70, ont parfois tourné au fiasco). Non seulement des gens ont investi leur argent sur un projet commun mais certains (salut Alain !) ont décidé de se l’approprier, d’y investir énergie et idées afin d’en devenir les hérauts. L’utilisation des « on » et « nous » sur les blog et forum du site étaient d’ailleurs révélateurs. Nous n’étions plus la fine équipe composée des traditionnels dessinateur, scénariste, coloriste et éditeur, mais bien une grosse armada de 264 personnes… Même si la création se fait toujours dans la solitude, c’est réconfortant de savoir qu’il y a du « monde » derrière… Pour les futurs lecteurs, les édinautes de Sandawe sont une sorte de 4e pouvoir : les garants que les engagements seront tenus de part et d’autre. En ce qui concerne la suite immédiate de notre activité sur le blog Il Pennello, nous allons organiser rapidement un tirage au sort afin d’attribuer une planche originale extraite de l’album. Ce qui ne saurait tarder.

Pari réussi pour Il Pennello et Sandawe !

Et on n'en est pas peu fiers ! Car si le projet Sandawe, lancé en janvier dernier, a suscité beaucoup d'intérêt — il suffit, pour le vérifier, de consulter la très abondante page 'presse' —, il a aussi déclenché le doute des sceptiques. La période de ralentissement provoquée par l'accident de Patrick Pinchart, une semaine à peine après le lancement, et par ses nombreux mois passés à l'hôpital, semblait donner raison à ces derniers. La relance de mi-mai avec l'aide de Lionel Camus et le soutien de la communauté d'édinautes, leur ont donné tort. La communauté de Sandawe a gagné son pari, grâce à tous ceux qui lui ont fait confiance — auteurs, journalistes, lecteurs, partenaires, professionnels de la bande dessinée. Nous tenons à les en remercier très chaleureusement. Nous saluons tout particulièrement l’édinaute Alain Wahba qui prit l’initiative de remotiver les troupes avec une proposition originale… et efficace ! Sans cette communauté, la modeste équipe qui gère Sandawe n'aurait pas pu faire grand-chose. Et toutes nos félicitations à Jean-Marc Allais et à Serge Perrotin, premiers auteurs édités grâce au concept du financement participatif ou 'crowdfunding'. Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Il nous reste bien d'autres projets à éditer et nous espérons que l'émulation provoquée par ce premier succès leur permettra d'aboutir plus vite à leur sortie en librairie.

La réussite de Il Pennello en quelques chiffres

Honneur au premier. Il s'agissait de Sims, un des tout premiers édinautes à se lancer dans l'aventure dès le 7 janvier, 3 jours avant le lancement officiel du site le 10 janvier. Et le financement s'est clôturé par l'achat des dernières parts par DashTheClash, le 11 juin à 22H08 et 15 secondes, heure de Bruxelles. L'investissement moyen est de 138 €.

Que va-t-il se passer maintenant?

Dans un premier temps, l'argent récolté va être déposé sur un compte bloqué, dédié uniquement au projet 'Il Pennello'. Il permettra de payer des avances aux auteurs, l'impression des albums et leur promotion. Un espace 'VIP' va être ouvert, accessible uniquement aux édinautes du projet, afin qu'ils puissent suivre l'évolution du travail et encourager les auteurs durant la longue et intense période de création qui les attend. Encore un peu de patience pour cela.

De notre côté, nous allons préparer la maquette du livre, l'édition numérique, le 'kit de buzz' pour les édinautes, la campagne de promotion, des outils pour convaincre les libraires de le mettre en place en masse lors de sa sortie, chercher des partenaires pour le soutenir et le rendre le plus visible possible, et réaliser les différents bonus. Entre autres.

Car vous serez :
- 109 à recevoir l’album pour pouvoir le montrer fièrement à vos connaissances et en faire la promotion
- 140 à recevoir l'édition spéciale avec ex-libris numéroté et signé
- 88 à recevoir, en plus de l'ex-libris, un album dédicacé à votre nom et le T-shirt officiel du projet
- 38 à recevoir, en plus de l'ex-libris et du t-shirt, un dessin original dans l'album
- 17 à recevoir, en plus de tout ça un tirage sur toile d'un dessin numéroté et signé
- 5 à recevoir encore en plus deux années de BD Sandawe.

A cela s'ajoute une planche originale qui sera offerte par les auteurs à l'un des édinautes tiré au sort.

Tous les édinautes auront, bien sûr, leur nom gravé sur une pierre blanche... euh, je veux dire imprimé dans la première édition.

Vous regrettez de ne pas faire partie de tous les heureux participants à cette magnifique aventure? N'attendez plus : faites partie de celle des dix autres projets qui sont prêts à foncer, eux aussi, vers la réussite ! Et ne tardez pas trop, car les bonus 'collectors' sont en nombre limité !


Eric Albert sur le grill

Sandawe: De la récré à Sandawe: quel est ton parcours BD ?

La célèbre 'marge des cahiers', comme pour bons nombres de futurs dessinateurs, a été le témoin de mes débuts remarqués dans la bande dessinée. Remarqués par mon institutrice surtout qui avait une vision très réductrice de l'épanouissement par l'expression graphique. Ne renonçant pas, mais laissant mes marges plus propres, je passai par le stade incontournable de la copie des Maîtres. Les Tuniques bleues, Chevalier Ardent, Gaston, Léo bête à part, tout ce qui me tombait sous les yeux. De longues années plus tard, l'illustration me donna la possibilité de vivre du dessin, mais je ne perdis pas la bande dessinée de vue pour autant. En même temps, pendant quatre ans, je réalisai trois planches par mois pour un magazine de la ville d'Issy-les-Moulineaux, en style cartoon. Formateur et (un peu) rémunérateur. Il y a quelques années, j'ai monté deux projets BD, l'un avec Didier Quella-Guyot proposé chez EP éditions. Pas refusé, mais en attente. J'ai rencontre François Maingoval et nous avons proposé - entre autres - le projet 'Corpus Christi'. Je bosse en parallèle sur un projet personnel. J'ai commencé au début de cette année un album chez Delcourt (scénario Vincent Perez et Sophie Ricaume).

^ Quand le petit Eric, 10 ans, apprenait la bande dessinée en copiant 'Léo, bête à part' de R.Mas (Pif Gagdet)

Sandawe: Si 'Corpus Christi' était un DVD, comment raconterais-tu le 'making of' ?

L'idée de Corpus Christi vient de François Maingoval. Un voyage à Petra a été une sorte de déclencheur pour son imagination oh! combien fertile. En ce qui me concerne, j'ai bossé comme d'habitude : discussions avec François, propositions venant de ma part, j'ai un regard neuf sur son scénario, je suis son second lecteur (madame son épouse étant légitimement la première), demande de précisions, de croquis, de plans de situation. Recherche du 'casting' : envois de croquis pour les personnages principaux, re-discussions. Souvent, on prend tel acteur ou telle actrice comme base, comme piste. Sans rechercher la ressemblance, mais pour cerner une direction. En parallèle, recherche de documentation : livres, magazines, Internet, photos personnelles (d'ailleurs, si notre éditeur nous lit, un voyage en repérage à Petra serait fort utile... C'est d'ailleurs uniquement pour ça qu'on a choisi Petra et non pas Vierzon ou Knokke-le-Zoute). Proposition de story-boards à François, puis après retouches éventuelles, passage au crayonné proprement dit. Encrage et mise en couleur.

Sandawe: Question-bonus pour te faire un ami et des milliers d'ennemis: quel est l'album de BD, entre tous, que tu emmènerais sur une île déserte ?

'Les Celtiques', de Pratt.

 

Frédéric Vervisch sur le (mini-) grill

Sandawe: De la récré à Sandawe: quel est ton parcours BD ?
Mon parcours commence comme graphiste publicitaire à Rouen, avant d'être engagé au studio Disney à Montreuil. Une sorte de hall de gare pour auteurs de BD en transit, où je croise Alary, Guarnido,... et Franquin, venant valider les dessins du Marsupilami ! Après un long métrage inoubliable, THE GOOFY MOVIE, je quitte Disney pour 'Dupuis audiovisuel', où je travaille sur PAPYRUS, SPIROU, FLASH GORDON, etc. Puis je deviens storyboardeur sur 'les ailes du dragon' et 'la princesse du nil'.

J'ai envie de faire de la BD, mais je n'ai pas encore confiance dans mon travail. J'ai l'idée de demander l'avis d'un pro. J'obtiens le téléphone d'un certain Morvan qui vient de sortir 'Sillage'. Il me trouve assez bon pour faire une série avec lui ! Ce sera 'Plus jamais ça', trois tomes chez Carabas.

Après un passage par le polar en noir et blanc (je suis fan de Pratt, Miller, Risso), je réalise 'Chinn', avec Bertrand Escaich, une série d'aventures humoristiques qui obtiendra le prix des collégiens d'Angoulême 2009, le prix des collégiens de Blois (entre autres) et, surtout, celui dont je suis le plus fier, le prix des lecteurs du journal de MICKEY en 2009.

Je viens de sortir 'les aventures de GULLIA', une série jeunesse avec une héroïne 'égérie' de la chaîne TV pour enfants: GULLI. Et je continue le dessin animé en parallèle, en tant que storyboardeur.


Sandawe: Si 'Hell West' était un DVD, comment raconterais-tu le 'making of' ?
Tout commence par une rencontre avec Thierry Lamy grâce à Cazenove. Et tout continue par beaucoup de temps passé à créer cet univers très riche et très complexe. Dès le départ, je me suis dit qu'on pouvait faire un opéra façon 'Star Wars' ou 'Le Seigneur des Anneaux', mais dans le domaine du western 'fantastique'. J'essaye d'y mettre tout ce que j'aime, le western, le noir et blanc, des filles sensuelles et vénéneuses, des personnages qui traînent des côtés sombres mais qui nous font bien rigoler !

Comme dans toute 'fantasy', il y a dans ce projet une notion presque 'politique' et 'philosophique', c'est celle de frontière, les murs que l'on dresse pour se protéger des AUTRES ! Ces autres sont, pour nous, parfois des monstres, parfois des fantasmes (comme les zombis de Romero qui, dans 'Land of the Dead', représentent les couches sociales démunies). Ici, cette Amérique blanche qui se protège du reste du monde et qui veut imposer sa vision des choses et sa religion. Heureusement, c'est juste de la fiction. Hein ?


Sandawe: Question-bonus pour te faire un ami et des milliers d’ennemis: quel est l’album de BD, entre tous, que tu emmènerais sur une île déserte ?
'Les idées Noires', de Franquin.

Planche extraite des 'Idées Noires' de Franquin, © Marsu-Productions. Albums disponibles aux éditions Fluide Glacial et, en version de luxe, chez Marsu-Productions. 

Sandawe est une aventure passionante...', par le Comptoir de la BD

'[Sandawe] peut s’appuyer aujourd’hui sur des auteurs confirmés, certains venus justement de chez Dupuis (Eric Maltaite, Zidrou, E411, Janssens, Godi…). Modèle en évolution permanente, entendez “ajustements” permanents, Sandawe est une aventure passionnante et également éprouvante à cause de sa nature de pionnière qui doit essuyer les plâtres et rassurez continuellement à la fois les auteurs et les investisseurs... Pour ma part, je vais m’occuper de bien lire leurs productions, qui méritent je le sais un coup de zoom encourageant.' Merci Sébastien pour ce petit coup de projecteur et à bientôt sur votre blog ! Pour lire l’article dans son entièreté et découvrir tous les autres posts de Sébastien Naeco, c’est ici . .