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Projet

- Joseph

Géorgie, empire tsariste, fin du 19e siècle.

Sosso est un jeune garçon d'une dizaine d'année qui vit seul dans le village de Gori avec ses parents. Sa mère, Keke, désire qu'il puisse se sortir du milieu dans lequel il vit, faire des études, entrer au séminaire, et même devenir évêque. Au contraire son père, Besso, ne désire qu'une chose : qu'il puisse lui succéder et devenir cordonnier à sa place. Dans ce conflit, Keke ne désarme pas et demande l'aide d'autres hommes pour veiller sur son fils. Besso, alcoolique notoire d'une jalousie maladive, y voit la preuve de la duplicité de sa femme. Convaincu qu'elle veut lui enlever son fils, il la bat devant lui, puis quitte le foyer en hurlant qu'il reviendra.
Laissée seule avec son fils, Keke fait tout son possible pour qu'il puisse étudier à l'école. Mais, alors que Sosso s'apprête à entrer au Séminaire, Besso revient et l'enlève, pour l'emmener travailler avec lui dans les ateliers et usines de cordonnerie.
Apprenant l'enlèvement de son fils, Keke se précipite à la poursuite de Besso, aidée par le parrain de Sosso, Koba Egnatchvili. Pendant que sa mère est à sa recherche, Sosso suit son père d'une ville à l'autre, avec d'autres travailleurs saisonniers. Puis, une nuit, il échappe à la surveillance de son père et s'enfuit dans les montagnes caucasiennes. A son tour, Besso part à la poursuite de son fils. Mais, alors qu'il le retrouve enfin, il tombe nez-à-nez avec sa femme, parvenue elle aussi à les rattraper.

Ainsi, après un périple de plusieurs mois à travers la Géorgie, Sosso parviendra à retrouver sa mère. Mais, ce n'est pas dans les ordres qu'il trouvera sa voie. Une route l'attend, au cours de laquelle il deviendra l'un des pire gangster de toute l'histoire du 20e siècle, et où il gagnera le surnom qui allait rentrer dans l'histoire...

L'EPHEMERE

- kokox

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PROJET EN COURS DE REALISATION

Dessin : Nicolas Gueguen

Scénario : Laurent Moussard

Contact : cad.eau@hotmail.fr

L’EPHEMERE

Genre : Conte fantastique

Format : One-Shot

Public : Ado, Adulte

Pitch

An 2361. L’humanité d’Ävashan la Superbe vit un âge d’or économique, scientifique et social. Chacun vit dans le confort, le luxe, l‘insouciance. Plus personne ne meure de maladie. Et, grâce au « procédé de jouvence » , chacun coule des jours heureux, interminablement, sans jamais devenir vieillard. Mais ce paradis artificiel possède son terrible revers de médaille. Régulée démographiquement à cause de sa surpopulation, le gouvernement de l’univers Ä recensé n’autorise plus la moindre naissance sur Ävashan à part celle des « Ephémères », de magnifiques enfants kleenex dont la durée de vie n’excède pas 24 heures.

Velma Spielmaecker est une cantatrice renommée sur le point de fêter son 100 ème anniversaire, alors qu’elle parait à peine 30 ans. Lorsqu’elle s’éveille ce matin là dans sa demeure fastueuse, l’idée du suicide la traverse quand elle surprend in extremis depuis son balcon une guenon-ménate perchée dans un arbre et en train de mettre bas. Aussitôt, comme atteinte d’un caprice fulgurant, elle appelle son mari Sir John Edward Boomerang, l’illustre clown planétaire qui depuis son show délirant fait rire l’humanité tout entière pour lui faire un peu oublier cette vie illimitée dont elle ne sait plus trop quoi faire.

« Je veux un enfant ! Maintenant !!! » l’exhorte t-elle en direct sous les yeux de milliards de téléspectateurs. Or, ce que Velma veut, Sir Boomerang le veut aussi. La chose est entendue, the show must go on et filmera dorénavant le célèbre couple se rendant à l’Institut des Ephémères, et donner une naissance express au petit Diego. Dès lors, seront shootés toute la croissance de son unique jour de vie, ses premiers pas, ses premiers mots, ses premiers sentiments amoureux, ses premières pulsions érotiques, ses premières interrogations existentielles mais aussi ses premières rides sur son front…

… et ce jusqu’à sa quinzième heure, cette heure aussi choquante qu’hallucinante où Diego disparaîtra de la vue de tous.

EXTRAIT DU DECOUPAGE DU PROLOGUE :

A l’heure exacte, elle fut là,

ralliant Koumlänsk…

PLANCHE 1

Case 1 :

Grande largeur.

Un immense désert de glace, tel un hymne à la désolation. Un fort blizzard fait voleter de la neige en tous sens. Le ciel est sombre, furieux, charrié de lourds nuages échevelés et anthracites.

Récitatif du cartouche :

Depuis le fond des âges, Koumlänsk purge son cruel châtiment. Froidir. Se pétrifier. Sempiternellement.

Case 2 :

Grande largeur.

Une autre perspective de ce désert immaculé avec sur la droite quelques formes de glaciers spectrales et torturés par le déchaînement climatique.

Récitatif du cartouche :

Les Scribes Thänis du Grand Ä prétendent qu’il n’est point de pardon ou de repentance possibles pour ce charnier de Géants.

Case 3 :

Grande largeur.

Depuis la surface, dans les profondeurs de la glace on aperçoit en ombres bleutées les restes pétrifiés d’un holocauste antédiluvien…

Récitatif du cartouche :

Que cette rampe immonde de suaires glacés est le berceau méphitique de l’Originelle Mort d’où bruissera toujours une détresse sans bornes.

Case 4 :

Grande largeur.

Dans les replis primitifs de cette banquise, on découvre pêle-mêle les débris de squelettes gigantesques, des lambeaux de membres, des corps atrophiés, des gueules de monstres et autres titans hideux, figées en rictus et comme suppliciées.

Récitatif du cartouche :

Et que dans tout l’Univers Ä Recensé jamais dalle tumulaire n’a été imaginée aussi vaste pour claquemurer en son sein les hideurs inhabiles d’un brouillon divin.

PLANCHE 2

Case 1 :

Grande largeur.

Du fond du ciel chaviré, un gronhär déploie ses vastes ailes et vient vers nous.

Récitatif du cartouche :

Sous le charivari du ciel et la sauvagerie des vents, les trois derniers gronhärs qui survivent tant bien que mal sur cette immaculée géhenne consument leurs mornes jours en de larmoyantes jérémiades…

Case 2 :

Grande largeur.

Vu du dessus, on découvre cet oiseau en plein vol. Il est à la fois monstrueux et fabuleux, sorte d’hybride des volatiles au temps des dinosaures (Voir images). Un morceau de gros poisson est coincé dans son bec.

Récitatif du cartouche :

… cherchant au puits de leur mémoire la raison d’une telle calamité sur la terre de leurs ancêtres.

Case 3 :

Tiers largeur.

L’oiseau plonge en piqué vers une femelle gronhär comme statufiée debout en contrebas. Non loin d’elle, un autre gronhär gît sur le flanc, inerte et à moitié recouvert par la neige.

Récitatif du cartouche :

Eux qui possédaient jadis la Raison, le Verbe et la Foi…

Case 4 :

Tiers largeur.

Le gronhär mâle a lâché son poisson et atterrit au côté de la femelle. Le bas des pattes de cette dernière est prisonnier d’une gangue de glace, cependant que son grand corps frigorifié semble brimbaler par les vents féroces.

Récitatif du cartouche :

N’ont plus désormais que des larmes de grésil à offrir au ciel pour l’implorer…

Case 5 :

Tiers largeur.

Gros plan sur le visage de la femelle. Ses yeux sont clos, comme scellés par la froidure extrême. De ces yeux pendent de grosses perles de larmes gelées. Cependant qu’à son côté le gronhär mâle, gueule grande ouverte, tente d’exhaler sur son visage une haleine tiède pour la ranimer.

Récitatif du cartouche :

… Et un bien frêle espoir pour perpétuer leur race !

PLANCHE 3

Case 1 :

Grande largeur.

Dans un immense hangar tout blanc, on découvre une impressionnante perspective de soldats, revêtus d’un uniforme noir et rouge (à déterminer quant au style) qui sont allongés sur des tables en granit blanc et semblent dormir. Leurs corps sont balayés par une sorte de rayonnement turquoise émanant de machines quantiques en arrière-plan et dévolues à la téléportation.

Récitatif du cartouche :

A l’heure exacte, elle fut là, ballottée par les grands vents de noroît déchaînés, infiniment vulnérable dans la courbure de l’Espace-Temps.

Case 2 :

Mi largeur.

Sous l’effet de la chaleur expirée par la gueule du gronhär mâle, un œil décongelé de la femelle vient de s’entrouvrir. De cet œil à présent coule de l’eau.

Récitatif du cartouche :

XK-00, la première particule embryonnaire parvint à suspendre un infime instant son vol à l’orée de l’œuf.

Case 3 :

Mi largeur.

Sous les pattes de la femelle, on découvre l’œuf énorme qu’elle était en train de couver. Et, en lisière de cet œuf, une constellation de points minuscules papillonnant au cœur d’un essaim anarchique.

Récitatif du cartouche :

Bientôt, d’autres particules rejoignirent la pionnière. Ce fut d’abord une vapeur de matière, une gigue opalescente dans les replis de l’Empire Invisible.

Case 4 :

Tiers largeur.

Assez gros plan sur l’œuf environné par ces mêmes particules. A sa base, comme des brumes de cartilage, les silhouettes d’os d’une main se révèlent.

Récitatif du cartouche :

Au crépuscule, les quatre métacarpiens prolongés par les phalanges apparurent progressivement l’un après l’autre.

Case 5 :

Tiers largeur.

Plan sur l’écorché d’un poignet.

Récitatif du cartouche :

Dans la nuit éclairée par les deux lunes de Zärtane, les os fluets du carpe entrant dans la constitution du poignet s’imbriquèrent à leur tour à cette promesse de squelette.

Case 6 :

Tiers largeur.

Plan sur cette continuité de processus, avec une image comme grossie au microscope.

Récitatif du cartouche :

Au matin vinrent se greffer les muscles intrinsèques, les muscles thénariens pour le pouce et les muscles hypothénariens pour l’auriculaire.

PLANCHE 4

Case 1 :

Mi largeur.

Même procédé.

Récitatif du cartouche :

Enfin débarquèrent timidement les nerfs et les poulies, les tendons extenseurs et les dossières des muscles interosseux.

Case 2 :

Mi largeur.

L’Œuf est à présent fendillé. A sa base repose cette ébauche de main à moitié recouverte de peau. Et d’où s’échappent des gouttes de sang.

Récitatif du cartouche :

Et ce fut tout.

Case 3 :

Grande largeur.

On reprend la même perspective du hangar blanc. Au premier plan, un homme grimace, hurle en silence, sa main gauche agrippée sur sa main droite.

Récitatif du cartouche :

Ce fut tout pour ce qui concerna la main du général Ju Knoxxi.

Case 4 :

Très grande case.

Des centaines de lambeaux de membres, de torses, de pieds, et de crânes sont éparpillés jusqu’au lointain du désert gelé. Bord cadre droit l’œuf est brisé. Les deux gronhärs observent, interdits, l’hécatombe, cependant que le bébé gronhär renifle la main ensanglantée du général.

Récitatif du cartouche :

Dans son rapport de statistiques quantiques, le Général Berthold Choguï écrivit, en manière de consolation, que la 6 ème Invasion d’Ävashan la Superbe ne fit pas 100.000 morts mais 100.000 fois une mort. Et ce fut là sa dernière saillie militaire avant d’être brûlé vif.

Lafa-Marab

- nasser

LafaMarab est généreuse, radieuse, pulpeuse, nerveuse, rieuse, grincheuse,merveilleuse, belle-parleuse, talentueuse, serieuse, aguicheuse, peureuse, ...

et enfin...

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pareil !

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idem !

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même projet...

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pages couleurs suite...

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des pages western mais en couleurs!!

- Vervisch

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