La pluie des corps reliure

La pluie des corps

Dessin: anais - Scénario: Florian
  • Projet Sandawe
  • La pluie des corps

    Un jour d'automne sans vie, ni soleil, une pluie d'hommes nus troue les nuages et s'abat comme une malédiction sur un village isolé.

    project board
  • p 25

    p 25 p 23
  • Planche 18

    Planche 18 planche 13
  • Planche 14

    Planche 14 planche 8
  • planche 9

    planche 9 planche 6
  • Planche 7

    Planche 7 Planche 5
  • Planche 4

    Planche 4 Planche 2
  • Planche 3

    Planche 3 Planche 1
  • ex-libris

    ex-libris Illustration de Noël
  • Anne et Paul au milieu de l'histoire

    Anne et Paul au milieu de l'histoire Anne et Paul au début de l'histoire
  • La toute première illustration du projet

    La toute première illustration du projet Une seconde illustration

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RÉSUMÉ

Anne et Paul habitent une petite maison délabrée, au sommet d’une colline surplombant un village isolé. Lui est malade, elle s’occupe de lui. Un après-midi d’automne comme les autres, tous deux attendent sur le porche de leur maison que le temps passe, que quelque chose se passe. Et justement, ce jour-là, quelque chose d’extraordinaire se passe lorsqu’une pluie d’hommes nus troue le plafond nuageux et s’abat sur le village.

One Shot : La pluie des corps | Tome : 1 | Format : Histoire longue | Nombre de planches : 80 | Public : Adolescents / Adultes

  • Fantastique
  • Thriller

Avis de l'éditeur

La première séquence est forte. Du jamais vu ! Des hommes nus tombés du ciel dont les corps sanguinolents jonchent le sol.
Image terriblement émotionnante. Choc.
Après l'étonnement, vient l'inquiétude.
Qu'est-ce qui provoque le changement de personnalité d'Anne depuis qu'elle a mangé l'un des fruits poussés sur les tombes des cadavres ? Pourquoi enferme-t-elle son mari dans sa chambre ?
Très vite, l'inquiétude se transforme en angoisse.
Quel but terrifiant cherche à atteindre celui (ou ceux) qui tire les ficelles de ce jeu infernal ?

- Un thriller inquiétant en forme de huis-clos, avec une tension dramatique qui s'installe immédiatement et s'intensifie tout au long du récit.
- Un scénario fantastique original, admirablement mené par un scénariste maître des effets de suspense.
- La première œuvre en bande dessinée d'une illustratrice de grand talent.

DESCRIPTION

Le choc et la confusion sont tels que le maire et les villageois décident d’enterrer au plus vite ces corps mutilés mais dans un autre cimetière que le leur, loin du village, sur la colline, et dont Anne et Paul seraient les gardiens désignés d’office, eux qui ne sont d’aucune d’aide suite au drame et qui ont besoin d’argent pour les médicaments du mourant. Les corps anonymes sont ainsi enterrés sans sépulture aucune et dans un cimetière de fortune, mais contre l’avis de son mari et surtout du maire, Anne leur donne des croix puis des noms. En guise de punition et pour que le cimetière disparaisse aux yeux du monde, Paul et sa femme découvrent un matin autour de leur maison et du cimetière un large enclos de bois, haut comme le toit et dressé par les villageois. Le couple se retrouve alors en cage, avec pour seules vues ce champ improvisé de croix bancales ou le ciel au-dessus de lui et son plafond nuageux aux couleurs étranges.

Mais il n’y a pas que les nuages qui s’avèrent étranges. En effet, les hommes du village disparaissent les uns après les autres. Il neige sur tout le paysage mais pas sur l’enclos. Et un matin, Anne découvre sur chaque tombe, les pousses naissantes d’une plante inconnue. Celle-ci grandit rapidement et avec elle, le malaise entre Anne et Paul. Car le couple se fissure, tout comme la terre du cimetière dont sort cette végétation surnaturelle qui l’obsède elle et l’effraie lui. Alors elle s’éloigne et lui dépérit jusqu’au jour où les plantes donnent vie à des fruits qui se détachent un à un et montent au ciel pour disparaître dans les nuages. Ce jour-là, le destin du couple change à jamais. Pour l’empêcher de goûter au fruit défendu, Paul enferme sa femme dans la cave, mais un coup de grâce de sa maladie l’oblige à la libérer. Elle sort et cède alors à la tentation. Un croc dans le fruit suffit. Elle s’évanouit.

A son réveil, elle n’est plus la même. C’est du moins ce que ressent son mari quand à son tour, il se retrouve enfermé, dans sa chambre, après une soudaine nuit d’amour et un cauchemar inhumain. Elle n’est plus la même et il en aurait presque peur si sa vulnérabilité n’avait pas disparu, comme par magie. Car Paul se sent mieux, beaucoup mieux et il se sent prêt à sortir de cette chambre dont il est prisonnier. Il y parviendra, mais ce qu’il trouvera en sortant changera sa vie à jamais.

Intentions

Il y a des histoires qui se mûrissent, qui prennent le temps d’éclore. Et puis il y a d’autres histoires, des histoires qui se dévoilent d’un trait, comme un rêve, une évidence. Elles se racontent d’elles-mêmes avec une logique infaillible, offrant dans un même élan leur début, leur milieu et leur fin. Elles sont une illumination, une révélation et imposent d’emblée un besoin irrépressible de les exprimer. Ces histoires sont des cadeaux et 'La pluie des corps' est de celles-là.

Tout commence par la vision effrayante d’une pluie de corps, des corps nus par dizaines trouant le ciel pour s’écraser sur un village, comme s’abat une malédiction. Avec la sensibilité d’un poème et le symbolisme d’un conte, 'La pluie des corps' s’ouvre sur un tableau réaliste qui va voler en éclats à l’irruption d’un élément fantastique, la pluie en question. S’agit-il d’un rêve ? Non, car les personnages ont mal quand la vie les pince et elle les pince souvent, sans cesse, à tel point que l’élement extraordinaire qui bouleverse tout apparaît vite comme la seule issue pour fuir la réalité. Les personnages s’y perdent alors l’un après l’autre mais tous deux malgré eux. Ils ne voient pas le piège, seulement cet appât qui sort de terre et leur fait lever les yeux au ciel.

Il y a d’ailleurs dans 'La pluie des corps', une volonté de parler du ciel et de la terre, des racines sources de vie à l’infini céleste que cette vie tend à atteindre. L’histoire est originale mais elle est aussi originelle. Tout y question d’hommes qui montent au ciel ou qui en tombent, d’hommes qu’on met en terre comme des graines ou de graines qu’on met en eux, d’hommes qui donnent la vie en donnant la leur, de plantes qui poussent et dont les fruits défendus nourrissent des êtres, humains ou non. Et tout tourne autour d’un décor connu de tous depuis toujours et ici revisité, le Jardin d’Eden, jardin de notre monde et peut-être d’un autre, dont Adam et Eve furent chassés comme Anne et Paul le seront aussi.

Histoire aux nombreuses lectures sur l’amour et la maladie, 'La pluie des corps' est une bande dessinée one-shot en dessin réaliste et couleurs, dont les principales références sont Edward Hopper et 'Les moissons du ciel' de Terrence Malick pour le cadre où se déroule l’action et son atmosphère ainsi que l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft tant pour la flore du cimetière que pour sa façon de suggérer une présence inhumaine, supérieure et menaçante. Par leur thématique et leur esthétique, ces références illustrent en effet la volonté avec cette bande dessinée de traiter par les émotions et les sensations un récit fort et riche, étrange et beau, dont l’approche fantastique permet de montrer l'extraordinaire comme miroir original sur l'être humain. 'La pluie des corps' apparaît alors comme un conte surprenant et fascinant dont la dernière image renvoie à la première et dont la première lecture en appelle une seconde.


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