L\'Imagier de Jacques Terpant reliure

L'Imagier de Jacques Terpant

Dessin: Terpant
  • Projet Sandawe

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RÉSUMÉ

Jacques Terpant, parallèlement à la bande dessinée, s'est beaucoup consacré à l'illustration. Depuis ses débuts à Métal Hurlant qui coïncident avec les belles années de la publicité, grande consommatrice à cette époque de dessinateurs, en passant par l'édition jeunesse, un ouvrage érotique avec Françoise Rey, des affiches de manifestations littéraires, des tirages limités, ce qu'il a voulu nommer son « Imagier », est plus qu'une compilation, c'est le parcours illustré, d'une vie consacrée au dessin.
Ce recueil d'une centaine d'illustrations, tiré à seulement 1000 exemplaires sur papier 135 gr, dos toilé, est structuré avec les thèmes qui traversent son travail : la nature, l'histoire, l'érotisme, la littérature... Des textes inédits, d'auteurs ou écrivains ponctuent l'ouvrage. 250 exemplaires seulement seront numérotés et accompagnés d'un ex-libris signé et numéroté avec une illustration originale.

One Shot : Imagiers | Tome : 1 | Format : Roman graphique | Nombre de planches : 112 | Public : Tout public

  • Artbook

Avis de l'éditeur

Un livre d'art unique, tiré à seulement 1000 exemplaires (il ne sera jamais réédité sous cette forme), ode au travail d'un extraordinaire artiste, maître de la couleur et de l'illustration. Cette édition, cousue avec dos toilé, connaîtra une distribution strictement limitée, sur laquelle les édinautes seront rémunérés comme de coutume (s'ils sont intéressés, des libraires peuvent nous contacter ainsi que l'auteur). Ne ratez pas cette occasion d'acquérir cet objet rare, qui sera très vite difficile à trouver.

Budget

Les montants des 7 grands postes du budget de l'imagier de Jacques Terpant sont les suivants :
1°) Création et mise en pages : ± 3400 €
2°) Edition : 1100 €
3°) Fabrication : ± 6700 €
4°) Promotion : ± 1400 €
5°) Contreparties : ± 5500 €
6°) Comptabilité : ± 1000 €
7°) Commission Sandawe : 2000 €
Total arrondi avec marge de sécurité : 22000 €.

Format 218 * 300 mm
Prix de vente : 29,99 €.
Tirage : 1000 exemplaires. Edition avec dos toilé, qui ne connaîtra pas un second tirage sous cette forme de première édition. 

Pour plus d'informations sur les budgets, voir entre autres : 

DESCRIPTION

C'est un souvenir ... je dois avoir sept ou huit ans,  sur la chaîne unique de la télévision en noir et blanc : un peintre, semble t–il très connu et admiré, vu le ton des personnes qui l'entourent.    L'image est  un plan fixe sur lui, il est assis, pas de décor, l'homme est très vieux, il a des lunettes, mais peut-être est-ce mon regard d'enfant qui le fait paraître hors d'âge.

Des gens autour de lui, que l'on voit à peine, ouvrent des cartons à dessin dont ils tirent de façon continue des œuvres sur papier, dont on n' aperçoit que les dos vierges. Seul compte pour le réalisateur, le regard du peintre sur ses travaux; car c'est de cela qu'il s'agit, faire commenter par  l'artiste son travail passé.
On sent dans les incitations assez rares du journaliste ou critique d'art, l'admiration contenue, l'envie de voir l'auteur s'épancher sur son travail, l'expliquer, le revendiquer.

 Il ne se passe rien de tout cela. Le vieil homme laisse défiler devant lui les feuilles qu' on lui présente avec visiblement bien peu d'intérêt. Il fait souvent un geste de la main qui signifie  « enlevez-moi cela », à la place du commentaire attendu, et le défilé continue.
Parfois il dit « oui, celui-là … peut-être »  sans grand enthousiasme et le geste fatidique de la main reprend, le nombre de feuilles qui retient son attention est infime.
Je ne sais pas de quelle émission il s'agissait, qui  mettait à la portée d'un gamin de mon âge, à une heure de grande écoute, des images ou un peintre filmé sur fond blanc et entouré d'intellectuels vénérateurs voyait défiler son travail; mais ce souvenir est resté très précis, encore  aujourd'hui  plus de quarante après.

La maison où je regardais la télévision était celle d'une vieille voisine Madame Moréon, grand-mère de remplacement (j'avais peu d'aïeux autour de moi ,ils avaient quitté le monde avant ma naissance). C'est donc chez cette vieille dame sans enfant, que je passais mes journée à dessiner, où devant la télévision. C'est elle qui me dit un jour en voyant le temps que je consacrais à colorier du papier:  « ce sera peut-être ton métier ? » est-ce cela qui fait que le vieux peintre dans la lucarne en noir et blanc m'avait intéressé ?

Je suis au même endroit, pas devant la télévision qui était dans la pièce en dessous de celle où je dessine aujourd'hui, mais dans cette même maison, où je fis mes premiers dessins.
Car j'ai cru naïvement en rachetant la demeure de ma voisine, pour en faire mon atelier, que l'on rachète  un peu de son passé et de ses souvenirs. Mais les maisons sont vides de ceux qui les ont habités, même si l'idée me plaît toujours, de boucler ici le chemin commencé. 

Et  me voici justement dans la même posture que le peintre de la télé en noir et blanc, à sortir de  mes cartons, des dessins faits pendant une vingtaine d'années,pour tenter d'en faire un livre.
Et je comprends mieux ,même si j'en connais le principe depuis longtemps, pourquoi cette image m'a marqué, pourquoi l'absence d'intérêt pour ces lignes tracées qui sont derrière nous.

(Suite dans l'album)

Comment ça marche

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