D\'encre et de Sang reliure

D'encre et de Sang

Dessin: Renaud - Scénario: Gihef - Couleur: Renaud
  • Projet Sandawe
  • D'encre et de Sang

    Fin de l’été 1944… Bruxelles vit ses dernières heures sous l’occupation allemande… mais aussi sous le joug d’un redoutable tueur qui sévit dans la ville. Au cœur de l’enfer, le rouge et le noir finiront par se confondre.

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RÉSUMÉ

KATJA est une journaliste d’origine autrichienne, mais elle est également espionne à la solde des Alliés.
Lors de l’été 1944, elle débarque à Bruxelles avec pour mission d’approcher Léon DEGRELLE, journaliste influent et sympathisant nazi, et de le mettre hors d’état de nuire avant le débarquement des Alliés dans la ville.
Mais le traître s’avère difficile à localiser et notre héroïne va intégrer le quotidien « Le Soir », principal outil de propagande de l’occupant, pour retrouver sa piste.
En parallèle, elle se voit confier une grosse affaire dont personne ne semble vouloir au journal : une série de meurtres inexpliqués terrorisant la capitale.

Cycle : D'encre et de sang | Tome : 1/2 | Format : Histoire longue | Nombre de planches : 44 | Public : Adolescents / Adultes

  • Fiction historique
  • Polar
  • Thriller

Avis de l'éditeur

Une terrifiante fiction historique mêlant Résistance, Collaboration, antisémitisme... et sévices sexuels dans la Belgique des années 40 écrasée sous le joug des Nazis. Grâce à une documentation précise, les auteurs plongent leur héroïne dans les décors parfaitement reconstitués d'un Bruxelles occupé, où l'on croisera des personnalités qui ont marqué l'Histoire dans le pire sens du terme : par leur noirceur et leur cruauté. Et d'autres, dont les cerveaux pervers nous entraîneront jusqu'au bout de l'horreur.

- Un récit brillamment mené, qui piège rapidement le lecteur dans un thriller de plus en plus palpitant.

- Un travail graphique en couleurs directes de toute beauté, réalisé par un auteur aux nombreux succès

- La rencontre entre un vieux routier de la bande dessinée et un des scénaristes les plus doués de la nouvelle génération.

Budget

Les montants des 6 grands postes du budget de l’album D'ENCRE ET DE SANG sont les suivants :

1/ Frais de création : 17.360  €
2/ Frais d’impression et de transport : 9.050 €
3/ Frais de promotion : 3.000€
4/ Frais de contrepartie édinautes : 4.890 €
5/ Frais de gestion et commission Sandawe : 5.000€
6/ Marge de sécurité : 680 €

Budget total (arrondi): 40.000 €

Tirage 1ère impression: 5.000 exemplaires + 500 collectors.

Le budget effectif (enveloppe globale stable mais ventilation différente des postes possible) sera communiqué après financement.

Pour plus d'informations sur les budgets, voir entre autres : 
http://www.sandawe.com/fr/faq/edinautes#q11 
http://www.sandawe.com/fr/faq/edinautes#q37 
http://www.sandawe.com/fr/faq/edinautes#q39

DESCRIPTION

Septembre 44. Kommandantur de Bruxelles, Rue de la Loi.

Une jeune femme attend patiemment, assise sur une chaise, qu’on vienne l’interroger pour une affaire dont on ignore encore la teneur exacte.

Un sous-officier de la SS WALLONIE, entre dans la pièce et entame l’entretien.
Il apparaît d’ores et déjà comme un homme cruel qui éprouve encore du plaisir à faire son « devoir », malgré la Libération imminente.

Mais la femme se montre coriace.
Elle accepte de raconter son histoire car elle n’a rien à se reprocher.
Elle n’a fait que son devoir et ne craint pas de mourir pour ses convictions.

Elle s’appelle KATJA SCHNEIDER. C’est une journaliste d’origine autrichienne.

Son récit commence quelques semaines plus tôt, lors de son arrivée en Gare du Midi, au sud de la capitale.
Malgré le climat de fin d’occupation qui flotte déjà dans l’air, les soldats SS, belges pour la plupart, continuent d’exercer de rudes contrôles : papiers, bagages, parfois même fouille corporelle sans aucune pudeur.
Juste par plaisir. L’occupant n’est plus là pour longtemps mais il compte bien en profiter jusqu’au bout.

À peine descendue du train, un incident éclate sur le quai, poussant KATJA à intervenir de façon bien imprudente.
Elle prend la défense d’une femme âgée soupçonnée de transporter des produits de contrebande, essentiellement des médicaments qu’elle prétexte posséder pour soulager de graves problèmes rénaux.

Les soldats ne prêtent guère attention à ses propos et malmènent la vieille dame.
Soudain, l’un d’entre eux reçoit un violent coup de valise derrière la tête.

KATJA, car il s’agit bien d’elle, s’apprête à récidiver, profitant de l’effet de surprise, mais elle est stoppée net dans son élan par d’autres soldats.

Ces derniers s’apprêtent à procéder à son arrestation, mais un officier allemand fait irruption et lui demande ses papiers.

Elle se défait farouchement de l’emprise des soldats et tend une enveloppe à l’officier.
Celle-ci contient un « ausweis » délivré par Berlin, lui assurant d’atteindre sa destination sans encombre.
Elle doit se rendre aux locaux de la rédaction du quotidien national « LE SOIR », en qualité de journaliste professionnelle.

L’officier allemand lui lance un sourire sarcastique et lui confisque son document.
Il lui précise également que celui-ci ne la protège aucunement d’un châtiment en cas d’agression de soldats au service du Führer.


Il fait ensuite signe à deux hommes de l’embarquer. KATJA se débat et proteste, en vain.
Les militaires la traînent de force jusqu’au véhicule garé devant la gare et la font monter à bord de force.

Après une balade aussi silencieuse qu’inquiétante, la voiture s’engage dans une petite ruelle perpendiculaire à un boulevard et se parque.
La portière s’ouvre et l’officier allemand invite KATJA à descendre.

Ils pénètrent dans un bâtiment par une minuscule porte menant à un couloir étroit.
KATJA craint pour sa vie. Elle aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois avant d’intervenir en faveur de la vieille dame sur le quai.
Elle tente de s’excuser auprès de l’officier, mais ce dernier ne pipe mot.
Il continue de marcher droit devant lui, esquissant un petit sourire sadique en coin.

Une porte s’ouvre à nouveau, et un boucan familier extirpe KATJA de sa torpeur : il s’agit du bruit de rotatives d’impression utilisées par la presse.
Ils traversent une grande salle jusqu’aux bureaux de la rédaction.
Pas de doute : KATJA est finalement arrivée à destination.

L’officier allemand la laisse sur le pas de la porte du couloir qui mène à la rédaction et lui tend son ausweis en lui recommandant plus de prudence quant à ses faits et gestes à l’avenir.

KATJA questionne un homme assis derrière son bureau, en train de parcourir un jeu de photographies.
L’homme, la trentaine, ne lui prête pas vraiment attention.

- « Excusez-moi. Je suis Katja Schneider. Je suis envoyée par Berlin pour… »
- « Bureau du fond, poupée !... »
- « Oh, euh… M-merci. »

Elle pénètre dans le bureau du rédacteur en chef du journal, MAX HODEIGE.

Ce dernier est en pleine conversation téléphonique pour le moins animée.
Il évoque un faux numéro du « SOIR » datant de novembre 43 et semble décidé à ne plus laisser n’importe qui usurper le nom de son quotidien pour la cause résistante.
En dépit de son état civil, HODEIGE est un sympathisant germanique.

Il raccroche sèchement le combiné puis lève la tête vers KATJA, l’interrogeant sur sa présence d’un ton aboyant.
Cette dernière lui tend son précieux sauf-conduit et se présente.

A la lecture du document, HODEIGE change subitement de ton et se montre plus affable.
Il respecte et admire tout ce qui vient d’Allemagne, quitte à courber l’échine devant une femme.
Il évoque son prédécesseur, RAYMOND DE BECKER, également sympathisant nazi, mais relevé de ses fonctions il y a moins d’un an, pour avoir favorisé ses idéaux royalistes et unitaires à ceux du IIIième Reich.
L’homme vit à présent en résidence surveillée au fin fond des Alpes Bavaroises.
Ce n’est pas HODEIGE qui s’en plaindra.

Il propose ensuite de mener KATJA à son logement, une chambre d’hôte dans le quartier des MAROLLES.
Il l’accompagne jusqu’à sa voiture sous les quolibets des employés qui semblent le mépriser au plus haut point.

Ils traversent ensuite la ville, où grouille une multitude d’uniformes allemands par cette belle-après midi d’été.
KATJA s’imprègne de l’ambiance de la capitale tandis qu’HODEIGE la débriefe sur ce qu’il attend d’elle.

Les ventes du « SOIR VOLÉ », principal outil de propagande allemand, sont en chute libre depuis plusieurs mois. La PROPAGANDA ABTEILUNG est sans cesse sur son dos et le presse d’arranger les choses. Il voit l’arrivée de KATJA d’un très bon œil. Comme elle est mandatée par Berlin, il imagine qu’elle bénéficie d’informations et de privilèges qui pourraient aider le journal à redémarrer sous de meilleurs auspices.

La voiture s’arrête dans une petite rue animée du quartier des Marolles.
HODEIGE sonne à la porte d’une maison et tombe nez à nez avec un officier allemand à la mine patibulaire. Le militaire s’adresse à lui sur un ton assez sec.
HODEIGE bredouille quelques mots, visiblement très impressionné par le militaire. Leurs échanges sont interrompus par une femme d’une petite quarantaine d’années, en train de se rhabiller à la hâte qui surgit par-dessus l’épaule de l’officier.
Elle intervient en faveur d’HODEIGE, expliquant sa présence par l’arrivée d’un nouveau locataire dans la résidence.

A la vue de KATJA, et de son charme teuton éclatant, l’officier s’adresse à elle dans sa langue natale et se montre assez entreprenant.
Mais cette dernière a vite fait de couper court à ses avances en l’éconduisant avec malice.
L’officier éclate de rire et s’en va à pieds, titubant, de toute évidence bien imbibé.

HUGUETTE MERTENS, l’hôtesse de l’endroit, invite ensuite KATJA à visiter ses appartements. HODEIGE prend congé d’elle et lui fixe rendez-vous au journal le lendemain matin.

Ellipse. Changement de lieu.
A la nuit tombante, un véhicule arpente les rues désertes de la petite ville de Malines, à une trentaine de kilomètres de Bruxelles.

Il s’arrête devant un imposant bâtiment. Un panneau indique qu’il s’agit de la caserne de DOSSIN, tristement célèbre pour être le lieu de transit des juifs de Belgique avant leur déportation dans des camps de concentration.


Un homme descend du véhicule et pénètre dans le bâtiment par une petite porte sur le côté.
On découvre plusieurs femmes à moitié nues agenouillées au sol dans un couloir sordide et mal éclairé.
L’homme désigne l’une d’entre elles, puis tourne les talons et regagne la voiture garée devant la porte.
La jeune femme est contrainte de le suivre de force. Son bâillon parvient à peine à étouffer ses cris de terreur.
La portière claque derrière elle et la voiture s’enfonce dans la nuit en direction de Bruxelles.

Le même soir, de retour dans le quartier des Marolles.
Malgré la recommandation d’HUGUETTE lui signalant le couvre-feu en vigueur, KATJA décide d’aller se promener dans le quartier désert.

Elle se faufile prudemment au cœur des ruelles et s’arrête à chaque coin de rue, faisant en sorte d’éviter de tomber nez à nez avec une patrouille. Elle se retrouve ensuite à longer le canal qui traverse la ville, bordé d’entrepôts déserts.

Elle se pose un instant dans un coin sombre et extirpe un bout de papier de sa poche.
Il s’agit d’une sorte de plan du quartier sur lequel est griffonné un point de rendez-vous qu’elle ne parvient manifestement pas à trouver.

Elle lance un regard désespéré vers l’eau paisible du canal, ou baigne la pâle lumière du reflet d’un lampadaire, et de douloureux souvenirs refont surface dans sa tête…

Comment ça marche

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