Qu'est-ce que Sandawe?

Sandawe est une maison d'édition de bande dessinée. Elle est basée sur un modèle communautaire rassemblant principalement des lecteurs et des auteurs (confirmés ou non) de bande dessinée, des journalistes et libraires spécialisés en bande dessinée, etc.  Basée sur le principe du crowdfunding, elle permet à ses membres de devenir  "édinautes" et de financer  des albums, de suivre toutes les étapes de leur création et de participer tous ensemble à leur promotion. Les albums publiés par Sandawe sont distribués dans les librairies, mais également disponibles en version numérique sur Internet.

Quelle est l'origine du nom?

Les Sandawe sont une ethnie de Tanzanie dont les valeurs sont proches de celles que nous avions en tête en créant cette maison d'édition. Les Sandawe n'ont pas de leader, tout se décide en commun. Ils n'ont pas la notion de propriété, tout se partage. Dans leurs gènes, ils ont encore le gène "L0", celui de l'Homo Sapiens à l'origine de l'ensemble des êtres vivants, et donc idéaux pour symboliser une nouvelle voie dans l'édition. Cerise sur le gâteau pour une communauté basée sur internet, leur langage a une particularité: ils parlent… par clics. Revoyez "Les Dieux sont tombés sur la tête". Que pouvions-nous imaginer de mieux pour une maison d'édition basée sur Internet et sur une communauté ?

Comment prononcer le mot « Sandawe » ?

Prononcez Sandawe comme…Zimbabwe ! ;)

Qu'est-ce que le "crowdfunding"?

Un mot anglais que l'on traduit littéralement par "financement par la foule" mais aussi par "financement participatif". Il s'agit de rassembler le budget nécessaire à un projet (son objectif financier), en faisant intervenir un grand nombre de personnes qui, chacune, investissent en fonction de leurs possibilités (chez Sandawe, la mise de départ est seulement de 10 €). Elles sont généralement remerciées par l'envoi de contreparties, et dans certains cas, les bénéfices sont partagés entre les différents participants, au prorata de leur investissement. Ce concept a largement fait ses preuves dans le domaine musical et est désormais utilisé dans de très nombreux domaines.

Quelles différences avec une maison d'édition traditionnelle?

Sandawe est une maison d'édition traditionnelle par le fait que son but est d'éditer des albums et les vendre le plus possible, et que tout le processus est géré par un éditeur. Mais elle se différencie par son mode de financement (les livres sont financés avec l'aide des internautes) et par le système de promotion (les internautes reçoivent du matériel de promotion qu'ils utilisent pour faire connaître le livre). 

Quel est le rôle de l'éditeur Sandawe?

Outre l’organisation du site permettant la dynamique de tribu d’édition et de crowdfunding, l'éditeur est le garant de la qualité des projets proposés au financement des édinautes. Il filtre les projets pour garder ceux présentant un niveau de qualité professionnel. Il prépare avec les auteurs les dossiers de présentation et outils de communication qui leur permettront d'intéresser les édinautes. Sandawe accompagne l'auteur dans les différentes phases de réalisation de son œuvre.  Enfin, il organise la commercialisation de l’œuvre (production, promotion, diffusion et distribution) avec des partenaires forts, afin de vendre le plus de BD possible, au profit de tout le monde. 

Concrètement, Sandawe travaille avec le numéro 1 européen Hachette et ses réseaux de diffusion: Dilibel (Belgique) et LaDiff (France).

Sandawe, c'est une maison d'édition numérique?

Non. Notre but est avant tout d'éditer des livres en bon vieux papier, et de les vendre en librairie. Mais chaque album est également distribué en version numérique afin de répondre à la demande de lecteurs qui préfèrent la lecture à l'écran, et pour s'adapter aux nouveaux modes d'accès à la culture. En plus, nous proposons pour la plupart de nos bandes dessinées  un album en bonus (« making off », scenario, … ) téléchargeable et disponible uniquement en numérique.

Pourquoi devenir membre de Sandawe?

Pour pouvoir participer au financement des albums, dialoguer avec les auteurs, participer aux espaces de communication du site (forum, blogs des auteurs et des projets) et participer aux concours et aux opérations réservées uniquement aux membres. Bref, vivre au plus près l’expérience d’éditeur.

J’ai une question, à qui puis-je m’adresser ?

Vous pouvez adresser toutes vos questions éventuelles par mail à l’adresse info@sandawe.com. Nous nous engageons à y répondre dans les plus brefs délais et le cas échéant publier la réponse sur notre site.

Combien de personnes travaillent chez Sandawe?

Quatre personnes travaillent environ sept jours sur sept pour gérer Sandawe, dont l'une pour tout ce qui concerne la communication, a communauté et les réseaux sociaux, une autre pour tout ce qui est commercial et administratif, une pour l'éditorial (sélection et suivi des projets à tous les niveaux), et une pour chapeauter l'ensemble. Nous sommes en outre aidés par des édinaute bénévoles, pour la logistique, la modération, les envois des albums et des contreparties (un casse-tête !!!), la gestion des réseaux sociaux.

Mais, comme dans toute petite structure, tout le monde fait un peu de tout.

Et, bien sûr, nos actionnaires sont très actifs et participent aux prises de décision, à la résolution des problèmes, et aux réflexions stratégiques.

Nous avons en soutien une attachée de presse indépendante, et divers prestataires externes pour la réalisation des livres, les graphismes, l'impression... Plus des partenaires comme, par exemple, une équipe de commerciaux en Belgique (Dilibel) et en France (LaDiff) et le plus gros distributeur européen, Hachette.

Où les libraires peuvent-ils commander nos albums ?
Nos équipes commerciales parcourent la France, la Belgique, la Suisse et le Canada pour proposer nos albums aux
libraires. Il peut arriver qu’un libraire n’ait pas commandé l’un d’entre eux. Il peut alors s’adresser à l’un de nos diffuseurs pour l’obtenir :
1/ France : LaDiff - Tél. : 01 41 31 85 90 - Fax : 01 41 10 98 64 - commercial@ladiff.fr
2/ Belgique : Dilibel - Tél. : 02/508 04 51 - Fax : 02/502 02 89 - diffusion@dilibel.be
3/ Suisse : Diffulivre - Tél : Tel +41 21 691 53 31 - Fax : +41 21 691 53 30 - commandes@diffulivre.ch
4/ Québec : Socadis Inc - Tél : (1) 514-331-3300 - Fax : (1) 514-745-3282 - socinfo@socadis.com 
Comment éviter les frais de transaction?

Pour un investissement supérieur à 150€ (cent cinquante euros), les Edinautes pourront effectuer le paiement dû par virement bancaire sur le compte « Portefeuille édinautes asbl », après avoir préalablement envoyé un mail à zerofrais@sandawe.com. Dès que l’argent est sur le compte mentionné, nous créditons votre compte des montants payés en parts libres.

Concrètement donc:

1/ Verser le montant souhaité (par multiple de 10) sur le compte "Portefeuille édinautes asbl" suivant :

IBAN: BE24 0016 0009 6438

BIC: GEBABEBB

2/ Avertir Sandawe du versement de ce montant par mail à l'adresse zerofrais@sandawe.com;

3/ Dès que le montant est sur le compte, Sandawe crédite le compte de l'édinaute en parts libres.


Pourquoi le budget d'un projet Sandawe est-il plus élevé que celui d'un projet libre ?
Dans le cas d'un projet Sandawe, tout est pris en charge par Sandawe, qui fait appel à divers prestataires et partenaires spécialisés pour fabriquer le livre, l'éditer, l'imprimer, le promotionner, le diffuser, le distribuer, etc. Tout cela a un coût. Le budget à financer est la globalisation de tous ces coûts individuels, internes ou externes à Sandawe.

Dans le cas d'un projet libre, l'auteur gère ce qu'il peut réaliser de son côté, et ne fait intervenir Sandawe ou ses prestataires et partenaires qu'en cas de besoin. Seuls ces coûts supplémentaires sont intégrés au budget à financer.

Le fait que les édinautes, dans le cas d'un projet Sandawe, perçoivent durant cinq ans une partie de la marge nette, impose qu'un comptable puisse superviser et contrôler les comptes. Ce coût est ajouté au budget des projets Sandawe.

Enfin, ne sont acceptés comme projets Sandawe que ceux qui peuvent bénéficier d'une distribution importante en librairie. Les tirages sont donc plus importants et les frais d'impression plus élevés.
Sandawe offre-t-il la même visibilité aux albums qu'un éditeur traditionnel ?

Avant tout, il faut savoir que, dans l'immense majorité des cas, un éditeur traditionnel ne peut plus donner aux nouvelles séries et aux premiers albums la même visibilité qu'à ses séries déjà installées, et en tout cas, qu'aux séries débutantes née avant la surproduction. Il y a trop de nouvelles séries ou de premiers albums, ce n'est plus possible financièrement pour eux de soutenir tout le monde. En général, ils installent le titre en librairie sans support marketing particulier; si le premier tome accroche, ils lui laissent une seconde chance, sans support particulier; s'il parvient finalement à trouver son public après deux ou trois titres, alors le levier du marketing est enclenché. Bien sûr, il y a des exceptions à cet état de fait.


Dans le cas d'un album Sandawe, la visibilité accordée à une nouvelle série ou à un premier album est importante, prinicpalement grâce au soutien des édinautes. L'album bénéficie d'une bande-annonce qui est présentée à l'équipe commerciale qui pourra l'utiliser lorsqu'il "vendra" l'album aux libraires. Chaque édinaute du projet reçoit des instructions pour en faire la promotion via internet et les réseaux sociaux. Il reçoit deux affiches, une pour lui à collectionner, et une pour la promotion. Il est invité à montrer l'album, principal support promotionnel, autour de lui. Une newsletter spéciale est expédiée aux libraires spécialisés. Une autre est expédiée à tous les membres de Sandawe et aux abonnés à sa lettre d'informations. Un bandeau publicitaire est affiché sur le site sandawe.com pendant au minimum un mois. Une campagne de publicité est lancée durant au minimum un mois sur le principal site d'informations actuabd.com ainsi que dans sa newsletter. Un attaché de presse contacte la presse et envoie une trentaine d'exemplaires à des médias spécialisés. Et l'album est présenté dans le magazine "SandaBD".

Dans certains cas, des expositions de planches sont organisées, de même que des dédicaces en librairie.

Comment expliquer que des auteurs de BD fassent appel au crowdfunding pour publier leur projet ?

Ce phénomène est dû à la dégradation de la situation des auteurs de bande dessinée.

Naguère, ils étaient payés pour un droit de publication dans la presse. Chaque planche publiée leur permettait de recevoir une certaine somme d'argent en contrepartie : le "prix à la planche". Cela a été le cas aux débuts d'Hergé, Franquin, Morris, Peyo et plein d'autres. Cette somme n'étant pas suffisante pour vivre, ils accomplissaient à côté d'autres travaux, principalement de la publicité.

L'arrivée des albums, dans les années 50, avec une explosion dans les années 80 puis 90, leur a amené une seconde source d'argent : les droits d'auteurs. La plupart des auteurs qui publiaient dans la presse (Spirou, Tintin, Pilote, Fluide, Métal, etc.) ont donc pu majoritairement arrêter leurs travaux annexes et vivre de leur métier d'auteur. Car auteur était devenu un vrai métier. Principal. Souvenez-vous de cette anecdote historique de quelqu'un qui avait demandé à Hergé : "D'accord, vous faites de la bande dessinée, mais votre vrai métier, c'est quoi ?"

Le succès des albums a entraîné la chute de vente des revues. Pourquoi acheter une revue alors qu'on trouvera le même contenu, quelques mois plus tard, dans un beau livre qu'on pourra ranger dans sa bibliothèque ?

Les revues ont décliné. La plupart sont mortes. Les albums ont continué leur expansion.

Dans un premier temps, les éditeurs ont continué à payer les auteurs avec le fameux prix à la planche, et toujours, en complément, les droits d'auteur. Au début, il y avait peu d'éditeurs, peu d'albums (quelques centaines) et tous se vendaient relativement bien, ce qui permettait aux éditeurs de faire des bénéfices qui maintenaient en vie ce double versement. Beaucoup d'amateurs de BD achetaient tout ce qui paraissait.

Mais le nombre d'albums a augmenté. Les lecteurs, dont le portefeuille n'est pas élastique, ont dû commencer à faire des choix douloureux. La rentabilité des albums est devenue plus difficile. 

Les éditeurs ont d'abord commencé par transformer le prix à la planche en avance sur droits. Depuis quelques années, ce prix à la planche a tendance à disparaître pour être transformé en forfait, toujours en avance sur droits. Et vu la surproduction énorme que nous connaissons actuellement, les chiffres de vente de la majorité des albums ayant chuté de manière dramatique, ces forfaits ont tendance à chuter tout autant.

Pour être clair, un auteur touche généralement 10% sur le prix de vente HT d'un album. Sur un album de 15 €, c'est 1,5% moins la TVA, soit 1,42 €. Si l'on est Jean Van Hamme, Cauvin, Dufaux, Zep et qu'on vend 300 000 exemplaires, cela permet de très bien gagner sa vie.

Pour la majorité des auteurs, la réalité est tout autre. Beaucoup d'albums n'atteignent pas 5000 exemplaires. Beaucoup encore, sont en-dessous de 1000. Soit, dans l'exemple ci-dessus, moins de 1420 €, dans lesquels l'Etat va puiser encore une bonne partie.

Cet phénomène de chute des ventes a un autre effet pervers. Les éditeurs, vu les coûts liés à un album (fabrication, maquette, impression...) et à sa commercialisation (pour simplifier, le trio libraire/distributeur/diffuseur prend environ 60% du PV HT) deviennent frileux. Pour eux, la plupart des albums ne sont plus rentables. Ils vont donc plus vers des noms connus, des recettes qui ont fait leurs preuves, des relances d'anciennes séries, etc.

D'un autre côté, il y a toujours autant, si pas plus, d'auteurs qui ont envie de s'exprimer et de publier un livre. Mais les portes des éditeurs leurs sont fermées pour les raisons évoquées plus haut.

Le crowdfunding est donc une solution pour eux, parmi d'autres.

Quand un auteur se voit fermées les portes de l'édition traditionnelle, que peut-il faire ?

Plusieurs solutions s'offrent à lui.

1°) Abandonner leur projet. C'est, malheureusement souvent le cas.
2°) S'auto-éditer. Tout le monde n'en a pas les moyens. De plus, comment faire connaître le livre et le distribuer ?
3°) Publier à "compte d'auteur". Certains "éditeurs" s'en sont fait la spécialité. Ils acceptent tout, éditent tout, mais font tout payer à l'auteur. Cette page vous donnera quelques informations sur les pièges de ce système : http://fredericrouanet.free.fr/_cal-poesie/pagepoesie/lapu.htm
4°) La souscription. Les lecteurs paient le livre à l'avance, ce qui permet son édition si l'on a la capacité de gérer celle-ci.
5°) Le crowdfunding sur une plate-forme généraliste style Ulule, KissKissBankBank ou Kickstarter. D'excellents outils pour collecter de l'argent quand on sait faire tous les métiers d'édition.
6°) Le crowdfunding en projet libre sur une plate-forme spécialisée, par exemple Sandawe. Où l'on peut collecter de l'argent mais bénéficier en outre d'aide à l'édition.
7°) Le crowdfunding en projet Sandawe. L'auteur cède ses droits et Sandawe gère la totalité de l'édition, de la fabrication, de la commercialisation. Il verse une avance sur droits à l'auteur.

Les points 4 à 7 sont de l'édition à compte de lecteur. Le lecteur a envie d'aider l'auteur et il lui donne de l'argent pour qu'il puisse faire aboutir son projet.

Dans le cas des points 4 à 6, l'auteur a déjà fait connaître son livre aux personnes qui l'ont soutenu. En cas de succès, il peut envisager une auto-édition et contacter un diffuseur et un distributeur, ou un éditeur traditionnel, qu'il pourra mieux convaincre avec un projet qui a réussi.

Comment puis-je être tenu au courant des projets qui m'intéressent ?

Vous pouvez recevoir un mail listant les titres des nouveaux contenus postés dans les blogs des projets qui vous intéressent. Cela ne se fera que lorsqu'il y aura du nouveau contenu. Et vous recevrez uniquement, au maximum, un mail quotidien listant les titres de ces contenus.


Pour cela, cliquez sur le bouton "Suivre ce projet" (en-dessous du bouton "Investir") après vous être identifié sur le site. Cela ne fonctionnera pas si vous ne vous êtes pas préalablement identifié.

Dès ce moment, le bouton se transformera en "Vous suivez ce projet" et vous recevrez ces avertissements. Notez qu'il ne concerne que nous posts des auteurs, pas les commentaires. Vous ne serez donc pas averti des nouveaux commentaires sur ces projets ou sur ces posts.

Pour interrompre cet avertissement, il vous suffit de passer votre souris sur le bouton "Vous suivez ce projet", qui se transformera en "Ne plus suivre", et de cliquer dessus.

Afin que ce message vous parvienne bien, ajoutez les adresses no-reply@sandawe.com, animation@sandawe.com et sandawe@sandawe.com à votre carnet d'adresses.